Installée dans les locaux du laboratoire 3 S (Sols, Solides, Structures) sur le campus de l'université de Grenoble, cette machine nommée Giga, qui a coûté 1,2 million d'euros, fera des expérimentations aussi bien pour les civils que les militaires. Ce projet a en effet été financé par de la Délégation générale pour l'armement (DGA).

Giga, qui peut atteindre des pressions égales à 10.000 fois la pression atmosphérique, permettra "de mieux comprendre comment réagit le béton dans des situations violentes de chocs accidentels, d'impacts, de vibrations, de souffles", a ajouté le directeur du laboratoire 3 S, Jacky Mazars.

Pour les civils, la machine "servira par exemple à améliorer le béton des paravalanches, celui utilisé dans les tunnels ou les centrales nucléaires", a ajouté M. Mazars, en précisant qu'il existait désormais des bétons possédant la résistance des céramiques.

Pour l'armée, Giga permettra d'observer le comportement "des bétons face à des explosions ou des impacts, et cela permettra de faire des études de vulnérabilité et de développer des armes contre ces bétons", a expliqué un porte-parole de la DGA, Jean-Luc Fauquembergue, citant par exemple l'amélioration du missile SCALP-EG, qui est utilisé pour détruire les superstructures.

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