Lors d'une rencontre avec Emmanuel Macron, le président de la Capeb a émis six propositions pour relancer l'activité, mais a également confié son inquiétude par rapport à une mesure émanant de la future loi Noé en préparation par Bercy. Détails.

Au lendemain de l'annonce des mesures en faveur du PTZ, le président de la Capeb a rencontré Emmanuel Macron, ministre de l'Economie. Son leitmotiv : trouver des solutions pour relancer l'activité de l'artisanat du bâtiment.

 

Pour cela, il a fait six propositions au ministre, des propositions « réalistes et nécessaires », qui doivent créer les conditions nécessaires à la reprise du secteur. « (…) L'artisanat du bâtiment doit aller de l'avant et évoluer, mais avant tout il doit repartir », a indiqué Patrick Liébus, dans un communiqué.

 

Les six recommandations énoncées concernent la préservation du CITE, l'optimisation de l'éco-PTZ, le soutien à la mission parlementaire sur la BPI, l'organisation d'assises consacrées aux problèmes de trésorerie des TPE, la mise en œuvre d'un plan d'actions « fort » pour lutter contre la concurrence illégale. Enfin, le président de la Capeb a insisté sur l'amélioration de la part des TPE dans les marchés publics et rendre l'achat public plus efficace.

 

Attention à Noé !

 

Quant à la nouvelle loi présentée par Emmanuel Macron, intitulée Noé (Nouvelles opportunités économiques), la Capeb a exprimé « ses très fortes réserves ». « (…) Certaines annonces telles que la possible réforme du statut d'entrepreneur laissent présager de la volonté du Ministre à aller de l'avant. Toutefois, à l'heure où les professionnels engagent les efforts pour accompagner la montée en compétence du secteur de la construction-rénovation, la réduction du niveau de qualification requis pour s'installer comme artisan nous inquiète », plaide-t-elle.

 

En effet, il faut rappeler qu'Emmanuel Macron avait évoqué « un assouplissement des qualifications nécessaires pour avoir accès à certains métiers du bâtiment ou de l'artisanat ». Les artisans ne veulent donc pas d'un « signal contradictoire » avec cette éventuelle possibilité de déroger aux qualifications. « Créer une nouvelle catégorie de travailleurs indépendants articulée à une généralisation de plateformes numériques de mise en relation ne doit pas s'accompagner d'une baisse de la qualité », assène la Capeb.

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