A quelques jours des Journées Professionnelles de la Construction - sous l'égide de la Capeb et de ses Unions nationales artisanales - l'heure était à la présentation des différents enjeux qui ordonnanceront les métiers du bâtiment de demain. Parmi les tendances fortes : la nécessité de travailler de concert, l'engagement dans les processus de normalisation, l'importance de la formation initiale et continue. Détails.

Du 15 au 17 novembre 2012, Nice accueillera les Journées Professionnelles de la Construction (JPC) où les Présidents des huit Unions nationales artisanales (UNA) de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) seront réunis pour présenter les enjeux auxquels leurs métiers sont et seront confrontés.
Trois grands thèmes seront abordés. Le premier concerne la nécessité de « travailler ensemble ». Idée désormais indispensable pour pouvoir répondre à la demande des clients et pour atteindre des niveaux de performance énergétique élevés. « Les artisans sont capables de travailler ensemble, c'est la suite logique de ce qui va arriver avec la RT 2012, souligne David Morales, Président de l'UNA Métiers et techniques du plâtre et de l'isolation (MTPI). D'ailleurs, nous aurons des sessions communes aux JPC, notamment avec les peintres, afin d'apprendre à se connaître et valoriser nos métiers ». Aller vers une synergie des compétences, voilà une tendance de long terme qui apparaît aujourd'hui comme essentielle pour les artisans. Avec un double objectif : pallier les aléas de la crise et certains problèmes de trésorerie ; réaliser des travaux de rénovation énergétique, fer de lance de l'économie de demain. « Les peintres qui s'en sortent sont ceux qui ont su se diversifier », constate ainsi Jean-Jacques Châtelain, Président de l'UNA Peiture/Vitrerie/Revêtements (PVR). C'est là que l'Eco-Artisan a un rôle à jouer…

 

Suivre l'évolution des métiers
Autre tendance qui sera évoquée : l'engagement dans les processus de normalisation. Et notamment à travers le programme RAGE (Règles de l'art du Grenelle de l'environnement) ou au sein des Commissions de normalisation pour l'élaboration des DTU. Ainsi, David Moralès poursuit : « L'idée qu'on va défendre à l'approche du programme RAGE, c'est celle de l'obligation de faire des tests intermédiaires dans le processus d'étanchéité à l'air ». Cette revendication de l'UNA MTPI a pour but d'inscrire ce nouveau test dans le programme RAGE et de le rendre obligatoire. La principale interrogation à ce jour demeure le financement… Enfin, la formation des jeunes sera largement au cœur des débats à Nice. Tous s'accordent à dire que c'est là une énorme lacune dans l'artisanat et les niveaux d'implication y sont parfois très contrastés. Et force est de constater que les artisans prennent de moins en moins d'apprentis. Les artisans ont donc du pain sur la planche.

 

Pour certains métiers, enfin, l'essentiel sera de pouvoir se démarquer et de conforter un certain savoir-faire. « C'est pourquoi nous avons décidé d'aller sur le terrain du développement durable, de la santé et de la sécurité », note Jean-Jacques Châtelain. Qui ne peut que constater que les métiers ont évolué et que désormais, les artisans doivent prouver leur savoir-faire. « Nous devons nous démarquer par nos qualités, être plus réactifs et nous rendre indispensables », conclut-il.

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