Le gouvernement socialiste de José Luis Rodríguez Zapatero veut ainsi proposer aux régions autonomes espagnoles, qui sont en partie responsables de la gestion du littoral, un «grand accord» sur la préservation des côtes afin de «freiner l'urbanisme sauvage», selon le ministère de l'Environnement, cité lundi par le quotidien El Pais.

Ce plan prévoit notamment de passer des accords à l’amiable avec les propriétaires d’installations déjà construites sur le domaine public du littoral disposant d'une concession jusqu'en 2018. Au total, 777 kilomètres de côtes sont concernés par ce projet qui devrait couter 5 milliards d'euros à l’Etat en compensations auprès des propriétaires.

«Nous voulons négocier sans aller directement à l'expropriation, ce qui allongerait énormément le processus», explique Antonio Serrano, un responsable du ministère espagnol de l'Environnement cité par El Pais.

Une loi datant de 1988 a déclaré la frange côtière espagnole comme domaine public mais a accordé des concessions de 30 ans aux propriétaires des édifices déjà construits sur le domaine public en principe protégé. Le ministère de l'Environnement voudrait aussi construire des sentiers du littoral pour permettre aux promeneurs de parcourir plus librement la côte espagnol.
Avec AFP

actionclactionfp