«La désertification et la hausse du niveau de la mer vont provoquer des déplacements», a indiqué jeudi à Athènes le directeur de l'Institut pour l'environnement et la sécurité humaine de l'ONU, Janos Bogardi, dans le cadre d'une conférence internationale consacrées aux changements climatiques.

L'expert estime ainsi que les migrations pourraient atteindre 50 millions de personnes en 2010, 200 millions en 2050 et plus de 700 millions par la suite.

En Egypte, la désertification concernerait 16 millions de personnes. Au Vietnam, la hausse du niveau de la mer entraînerait le recouvrement des cultures et une perte de 30% du PIB, a-t-il déclaré. Il faut agir notamment «pour dépénaliser les mouvements migratoires». «La migration est traitée du point de vue du Nord, on doit changer et se mettre à la place des gens du Sud», a-t-il lancé.

De son côté, le Haut commissariat pour les réfugiés estime «que 24 millions de personnes dans le monde ont déjà émigré en raison de facteurs environnementaux».

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