Le marché photovoltaïque a profondément changé de nature. Là où une installation se résumait à des panneaux, un onduleur et un point de raccordement, les projets actuels englobent la distribution électrique complète du bâtiment, les infrastructures de recharge pour véhicules électriques, l'autoconsommation, et pour les sites industriels ou tertiaires, un raccordement en haute tension. Le photovoltaïque est devenu, de fait, une composante à part entière de l'installation électrique.

Cette évolution pose un problème méthodologique aux bureaux d'études et aux installateurs. La conception d'un projet solaire repose encore souvent sur deux logiciels distincts : un outil de simulation pour la partie DC, un outil de dimensionnement électrique pour la partie AC. Résultat : un angle mort sur les impacts de la centrale PV sur l'installation électrique, des données ressaisies manuellement d'un outil à l'autre, des hypothèses techniques qui divergent entre les deux études.

Cohérence DC/AC : un enjeu technique et normatif


La séparation entre étude PV et étude électrique n'est pas anodine sur le plan normatif. La conception d'une installation photovoltaïque est encadrée par le guide UTE C 15-712-1 pour la partie DC, et par la norme NF C 15-100 pour la partie AC. Ces deux référentiels doivent être appliqués de manière cohérente sur l'ensemble du projet.

Or lorsque les études DC et AC sont réalisées dans des environnements distincts, certains paramètres essentiels risquent d’être insuffisamment pris en compte : contribution du photovoltaïque aux courants de court-circuit, coordination des protections et des parafoudres sur les deux domaines de tension, ou encore l’impact de la réinjection d’énergie sur le reste de l’installation électrique. Cette fragmentation peut entraîner des incohérences de dimensionnement et compliquer la validation finale du projet.

L’enjeu devient d’autant plus critique lorsque la centrale photovoltaïque est raccordée directement au réseau HTA du site, avec un impact direct sur le plan de protection global et sur les flux de puissance.

Une approche unifiée, du DC jusqu'au raccordement réseau


Face à ces enjeux, Trace Software propose avec elec calc SOLAR une approche qui intègre le dimensionnement photovoltaïque directement dans l'étude électrique. La partie courant continu (chaînes de modules, entrées MPPT, onduleurs, protections et parafoudres DC) est dimensionnée selon le guide UTE C 15-712-1 dans le même environnement que la partie AC. Les calculs multi-sources propagent immédiatement toute modification à l'ensemble de l'étude. Les contrôles normatifs sont appliqués en continu, et non en étape finale.

La modélisation est libre, sans circuit type imposé. L'installation est représentée telle qu'elle sera construite : ombrière, toiture industrielle multi-onduleurs ou centrale au sol. Les usages du site avec les bornes IRVE et l’ensemble de la distribution électrique jusqu’aux charges (autoconsommation...) sont intégrés dans le même projet. Le raccordement réseau est pris en charge en BT ou via transformateur HT-BT, avec extension possible jusqu'au réseau HTA pour les projets de plus grande envergure.

La continuité avec archelios PRO, logiciel de conception et simulation photovoltaïque, permet d'importer l'architecture PV sans ressaisie. Le dossier technique tels que notes de calcul, schémas électriques, nomenclatures, est généré automatiquement, conforme aux exigences ELIE BT 2025 reconnues par les bureaux de contrôle.