L'Europe surchauffe. Face aux canicules, le premier réflexe est souvent mécanique : installer la climatisation. Une fausse bonne idée à l'échelle urbaine.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Si tous les bâtiments parisiens étaient climatisés lors d'une canicule type 2003, la chaleur rejetée à l'extérieur ferait grimper la température des rues de +2,4°C. S'ajoute à cela un risque majeur de surcharge du réseau électrique. Le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) appelle donc à changer de paradigme : il faut prioriser les solutions de refroidissement passives et engager une rénovation globale quand c’est possible.
Le triptyque de l'adaptation : limiter, retarder, évacuer. En juin dernier, lors d'une conférence de presse dédiée au confort d'été, Olivier Devès, Responsable Bâtiments Durables chez VELUX, a rappelé la règle d'or. L'enveloppe du bâtiment et ses ouvertures doivent travailler en parfaite synergie.
Bloquer la chaleur. Les vitrages à contrôle solaire et les protections solaires extérieures (volets roulants, stores) sont le premier bouclier. Les protections extérieures arrêtent le rayonnement avant qu'il ne frappe le vitrage.
Engager des travaux d’isolation des parois – mur, toiture, huisserie - pour une isolation efficace en été comme en hiver.
Evacuer la chaleur stockée dans la maçonnerie. C'est le rôle de la ventilation nocturne. L'astuce technique ? Le tirage thermique. En combinant une ouverture au rez-de-chaussée et une fenêtre de toit VELUX (par exemple dans la cage d'escalier), l'air chaud s'échappe naturellement. Le renouvellement de l'air est deux fois plus rapide qu’en ouvrant une seule fenêtre. Pour garantir ce confort, la domotique peut efficacement prendre le relais. Des capteurs ferment les stores aux heures critiques et ouvrent les fenêtres la nuit. Le bâtiment se régule seul, palliant les oublis des occupants.
Living Attic : la preuve par l'exemple. Cette approche a fait ses preuves sur le terrain avec le projet Living Attic conduit par VELUX à Morangis (Essonne). La rénovation globale de cette maison (passée de l'étiquette F à A) a aussi permis de transformer des combles inhabitables en espace de vie sain. Grâce à des protections solaires automatisées et une ventilation intelligente, la température intérieure sous les toits est restée inférieure de 8°C à la température extérieure lors des pics à 35°C.
Face à l'urgence climatique, une rénovation efficace doit intégrer le traitement du risque de surchauffe.
Retrouvez les détails techniques de cette rénovation et les solutions de rafraîchissement passif sur notre espace dédié : Living Attic : Rénovation et confort d'été
*Etude : Adaptation précoce aux vagues de chaleur et réduction future de la consommation d'énergie de la climatisation à Paris. Environmental Research Letters, 15(7),075006. https://iopscience.iop.org/article/10.1088/1748-9326/ab6a24
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