Régis Chaumont est architecte. Son cabinet est établi à Manosque, dans les Alpes de Haute-Provence. Depuis 2015, Régis Chaumont, né en 1955, est le Président de l'Union nationale des syndicats français d'architectes (Unsfa). Il en était vice-président depuis 2009.

L'organisation assure une représentation internationale auprès du Conseil des Architectes d'Europe et de l'Union Internationale des Architectes. Sur le plan national, l'Unsfa agit dans le cadre d'une association, le Conseil International des Architectes français (CIAF), qui regroupe également le CNOA (Conseil de l'ordre) et le Syndicat d'Architecture. « Le CIAF permet une représentation française de la profession tout en autorisant l'indépendance de ses organisations membres » précise l'Unsfa.

 

Le syndicat que préside Régis Chaumont représente 1.147 entreprises adhérentes, employant 3.849 salariés (soit une représentativité de près de 70% au niveau de la branche) selon les mesures d'audience du Haut Conseil du Dialogue Social rendues publiques au printemps 2017. Ce chiffre permet à l'Unsfa d'être en mesure d'imposer ou de bloquer des accords collectifs.

 

En janvier 2013, Régis Chaumont a participé aux travaux préparatoires du projet de loi « Urbanisme et Logement » défendu par la ministre Cécile Duflot. Régis Chaumont est, par ailleurs, expert auprès de la cour d'appel d'Aix-en-Provence depuis 1987. A ce titre, il a réalisé près de très nombreuses et diverses expertises judiciaires, ayant eu notamment à intervenir à Toulouse après la catastrophe d'AZF, en 2001.

 

Enfin, depuis 1992, Régis Chaumont se voit confier l'expertise des procédures de péril auprès du tribunal administratif. Ces deux missions menées en parallèle de son métier d'architecte lui ont permis régulièrement de "constater la gravité des sinistres liés à la construction"(ruine des personnes, destruction des paysages, aberrations environnementales) et ont motivé également son engagement syndical.

 

Parcours professionnel


- 2015 : Président de l'Union nationale des syndicats français d'architectes (Unsfa).
- 1987 : Expert auprès de la cour d'appel d'Aix-en-Provence.
- 1981 : Crée son agence.

 

Les grands chantiers de sa carrière

 

« La crise que nous subissons depuis près d'une décennie ; la concurrence ravageuse de l'ingénierie publique ; l'ubérisation des services ; les questions fondamentales d'une meilleure formation initiale et d'une formation continue qui garantissent l'excellence de nos pratiques. Et la faiblesse de la culture et de la sensibilité architecturale généralisée à tout notre pays... » Quand il présente ses vœux à l'orée de l'année 2017, comme le rapporte Batiactu, Régis Chaumont ne cache pas ses motifs d'inquiétude.

 

C'est pourquoi il appelait à « mener à terme notre proposition d'enregistrement des demandes de permis de construire avec le soutien de l'Ordre et des ministères, de conduire la réflexion sur les responsabilités exorbitantes imputées aux architectes et parallèlement de travailler sur l'alignement des principes d'assurance avec les autres pays européens... »

 

Rassuré néanmoins par les chiffres de la représentativité qui font de l'UNSFA l'organisation (très) majoritaire de la profession, Régis Chaumont entend également mener d'autres… chantiers. Comme la protection des marchés publics et les niveaux d'honoraires, mais aussi, en pleine révolution numérique, Régis Chaumont espère faire des architectes des « BIM managers »

 

En juin 2017, Régis Chaumont a apporté son soutien au Conseil de l'ordre qui avait protesté contre les demandes d'organisations de bailleurs sociaux souhaitant des dérogations à l'obligation de concours d'architecture inscrite dans le cadre de la loi LCAP. « Le choix d'un projet architectural par voie de concours est la meilleure garantie offerte au maître d'ouvrage public pour obtenir une réalisation de qualité servant l'intérêt général » a-t-il indiqué à Batiactu, et « la construction du logement social est un des moteurs essentiels de la qualité du cadre de vie ».

 

Au lendemain des échéances électorales de 2017, réagissant à la nomination de la nouvelle ministre de la Culture Françoise Nyssen, Régis Chaumont réclamait dans Batiactu une meilleure visibilité de la part des pouvoirs publics responsables de la profession : « Des décrets sont pris, de nombreux restent à prendre et l'Unsfa est en attente d'une identification claire de ses interlocuteurs qui semblent se dessiner à travers de nombreux ministères et nécessitera une coordination rigoureuse. La création d'une Direction de l'Architecture permettrait de donner une nouvelle force pour de vraies ambitions avec les structures interministérielles nécessaires ».

 

Etudes


- 1980 : Diplômé de l'École d'architecture de Nancy.
- 1979 : DEUG de droit à l'université de Nancy.
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