La Fédération française des tuiles et briques (FFTB) a présenté une étude réalisée par l'IFOP concernant la qualité de l'air intérieur et les risques pour la santé. Il en ressort principalement qu'un tiers des Français estiment que la mauvaise qualité de l'air intérieur a des répercussions sur leur santé. Détails.

Un Français sur trois a déjà ressenti une gêne attribuée à la qualité de l'air intérieur. C'est ce que révèle le sondage IFOP réalisé pour la Fédération française des tuiles et briques (FFTB) en juin 2008, auprès d'un échantillon de 1.000 personnes âgées de 18 ans et plus, et dévoilée en ce début de semaine par la fédération. Ce constat est encore plus inquiétant chez les 18/24 ans, qui affirment être 52% à avoir déjà ressenti ce type de gêne.

 

Mais au-delà de ce «malaise», l'étude dévoile que le thème de la qualité de l'air intérieur est un sujet qui préoccupe très fortement les Français. En effet, près de 80% d'entre eux déclarent être inquiets, et que plus ils avancent en âge, plus ils s'en préoccupent. On passe ainsi de 69% pour les 18/24 ans, à 81% pour les 35/49 ans, pour atteindre 83% pour les 50/64 ans. Ce sujet semble par ailleurs inquiéter davantage les femmes que les hommes, avec respectivement 83% contre 78%.

Un impact sur notre santé

De plus, cette étude souligne que 90% des Français sont conscients de l'impact que le mur, la cloison et l'isolation ont sur la qualité de l'air intérieur. «Si de récentes campagnes ont particulièrement insisté sur l'aération avec succès (68% des Français jugent le mode de vie très important pour la qualité de l'air) 9 français sur 10 estiment que mode de vie, entretien du domicile, aménagement intérieur mais aussi structure du bâtiment, ont un rôle important pour la qualité de l'air intérieur», stipule le sondage.

 

Cette étude démontre également que près de 9 Français sur 10, dont une majorité de femmes, estiment que la qualité de l'air de leur maison a un impact direct sur leur santé. La perception de ce lien augmente avec l'âge, soit 92% des 35/49 ans et 94% des 50/64 ans. A noter que 84% des 25/34 ans en sont aussi très conscients.

 

Enfin, cette étude montre que des associations ont été établies entre les effets respiratoires et la présence d'humidité et de moisissures dans les logements ; car dans une maison à risque, c'est-à-dire où il y a présence de moisissures, la part de personne asthmatiques est de 50%, de même pour la toux et les sifflements dans la poitrine dont le taux moyen est de 50% chez les occupants d'une maison humide. L'IFOP souligne aussi que les deux contaminants majeurs à l'origine de ce problème de santé sont les COV (composés organiques volatils) et les moisissures. Ces dernières sont justement très présentes dans les logements à cause d'un excès d'humidité de l'air et lorsque la température est comprise entre 20 et 25°C.

 

Devant ces chiffres alarmants et à l'heure de la révolution énergétique, ainsi que des réglementations thermiques qui renforcent l'enveloppe thermique, est-ce que les industriels n'auraient pas tendance à en oublier l'exigence de la qualité de l'air intérieur ?

 

Quelques chiffres
52% de risque supplémentaires de développer une maladie respiratoire si le logement contient humidité et moisissures
10% des nourrissons souffrent d'eczéma atopique
10% des écoliers et 15% des collégiens souffrent d'asthme
L'asthme : 1ère cause d'absentéisme à l'école
3 fois plus d'asthmatiques depuis 20 ans

 

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