Paris est de loin l'agglomération européenne la plus embouteillée : ses conducteurs passent en moyenne 70 heures chaque année dans le trafic, loin devant ceux de Londres, qui y passent 52 heures. C'est le constat de l'Inrix, société analysant le trafic routier européen.

C'est une distinction dont la capitale se serait bien passée : Paris a été classée ville la plus embouteillée en Europe, d'après une étude réalisée par Inrix, société spécialiste de l'analyse du trafic routier. Sur les 109 agglomérations européennes passées à la loupe, Paris et sa région détiennent huit des dix points les plus congestionnés. Viennent ensuite Londres et le bassin de la Ruhr, en Allemagne. «Alors que le trafic en dehors de la région parisienne n'est pas aussi perturbé que dans les autres pays européens, le fait que huit des dix points noirs en Europe se situent en Ile-de-France prouve que la circulation n'a pas une incidence majeure sur l'économie française, l'environnement ou la mobilité des habitants», analyse Hans Puvogel, directeur général d'Inrix Europe.

 

L'étude révèle que les conducteurs franciliens passent 70 heures par an dans le trafic, soit beaucoup plus longtemps que les autres automobilistes d'Europe (52 heures à Londres) et de l'Hexagone. A titre de comparaison avec les autres grandes villes françaises, les Lillois y passent 50 heures par an, viennent ensuite les habitants de Lyon et Limoges (34 heures), et ceux de Grenoble (33 heures).

 

Un bon ratio de temps de parcours
Les statistiques étudiées montrent également que l'une des pires plages horaires pour circuler est le mardi entre 8 et 9 heures : c'est le cas de villes telles que Paris, Lyon, Marseille, Rouen. Le ratio de temps de parcours (RTP) pour l'ensemble de la France est de 14,3%, c'est-à-dire qu'un trajet durant les heures de pointe du trafic, en semaine, prend en moyenne 14% plus de temps que le même trajet opéré dans des conditions fluides. «Le RTP en France est le meilleur des pays analysés, bien inférieur à celui du Royaume-Uni, de l'Allemagne et du Benelux», indique l'Inrix. La société espère, avec ces statistiques, «contribuer à une meilleure compréhension de l'encombrement du trafic sur les routes françaises pour aider les pouvoirs publics et les entreprises à libérer la population et l'activité de la saturation».
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