L’isolation thermique, dans le Sud, ce n’est pas seulement se couper du froid, c’est aussi se protéger efficacement de la chaleur. Cette question s’est posée aux propriétaires d’une maison de 450 m² en Corse, datant des années 70, au style colonial plutôt unique. En 2009, hésitant entre un ravalement de façade et une isolation de leur propriété, ils décident de combiner les deux en choisissant l’isolation thermique par l’extérieur (ITE).
Pour s’informer sur la technique, le couple fait appel à André Bégon, responsable prescription pour le Sud-Est chez Weber, l’un des spécialistes de l’ITE. "Pour leur proposer une solution adaptée, j’ai dû étudier leur maison en détail, et prendre en compte les éléments architecturaux de l’ensemble" raconte le conseiller. La tâche se révèle difficile, étant donnée la complexité du bâtiment, une maison de type hacienda qui a subi plusieurs évolutions au cours du temps.
Une technique idéale pour les architectures alambiquées
"La grande majorité des façades sont éligibles à une ITE, mais pas toutes" observe Damien Nowak, chef de marché ITE chez Weber. Les matériaux qui ont besoin de respirer, comme la pierre ou ceux qui ne supportent pas l’enduit, ne pourront pas profiter de la technique. Dans le cas de cette maison corse, l’isolation par l’extérieur est idéale. "Son architecture est très complexe, et une isolation par l’intérieur aurait nécessité beaucoup de travail" explique André Bégon.
La technique de l’isolation thermique par l’extérieur consiste à recouvrir les murs de plaques de polystyrène expansé, de 2 à 30 cm d’épaisseur. "L’épaisseur la plus souvent demandée est 11 cm, car c’est celle à partir de laquelle le crédit d’impôts* s’applique" souligne Damien Nowak.
Les zones courbes ou les éléments qui dépassent (robinets, prises électriques, etc.) ne sont pas des obstacles. "Pour les gonds de volets ou les boîtes aux lettres, on propose des consoles en polystyrène très expansé dans lequel ces éléments peuvent venir se fixer" ajoute Damien Nowak.
*Crédit d’impôts en faveur du développement durable : s’applique aux travaux d’isolation thermique qui permettent une résistance thermique R du bâtiment supérieure à 2,4 m² °K/W
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