ACCIDENT. La première audience dans le dossier de l'effondrement du terminal 2E à l'aéroport de Roissy en 2004, qui avait fait quatre morts et pour lequel quatre sociétés sont poursuivies, aura lieu le 19 février.

L'effondrement du terminal 2E, à l'aéroport de Roissy en 2004, avait fait quatre morts. Quatre sociétés sont poursuivies dans ce dossier, et la première audience dans le dossier aura lieu le 19 février, a appris l'AFP mardi 16 janvier de source judiciaire.

 

Cette audience de "mise en état" est publique et doit se tenir à 13H00 à la 14e chambre du TGI de Bobigny, a précisé cette source. "La date de l'audience de jugement y sera sans doute déterminée", a-t-elle ajouté. Le 23 mai 2004, moins d'un an après son inauguration, la voûte du terminal 2E de Paris-Charles de Gaulle, deuxième aéroport européen, s'était effondrée sur une trentaine de mètres, tuant quatre voyageurs étrangers âgés de 27 à 37 ans: une Libanaise, une Ukrainienne et deux Chinois.

 

Une sous-estimation de la résiatance de la voûte ?

 

Sept personnes avaient également été blessées, dont deux policiers de la police aux frontières (PAF) qui venaient d'être dépêchés sur place après le signalement d'une fissure. Quatre sociétés sont renvoyées devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour homicides et blessures involontaires: le groupe ADP en tant que maître d'ouvrage (concepteur) et maître d'oeuvre (client) du terminal, le constructeur GTM, filiale du géant du BTP Vinci, le bureau d'études Ingerop et le groupe d'inspection et de certification Bureau Veritas. Il leur est reproché d'avoir sous-estimé la faible résistance de la voûte en béton armé de cette structure, "très proche de la ruine dès sa conception". Les experts ont évalué à 50% la part de responsabilité technique d'ADP, contre 25% pour Ingerop, 15% pour GTM et 10% pour Veritas.
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