Le Conseil régional de l'ordre des architectes d'Île-de-France (Croaif) souhaite alerter les pouvoirs publics au sujet de la ville intelligente ("smart city"). Son inquiétude : qu'elle soit réservée aux ménages les plus aisés, au détriment des plus pauvres.

"Une smart city inclusive et ouverte." C'est ainsi que Christine Leconte, présidente du Conseil régional de l'Ordre des architectes d'Île-de-France (Croaif), souhaiterait voir le futur des villes intelligentes. Elle s'est exprimé sur le sujet lors d'une conférence de presse qui s'est tenue en novembre, au siège de l'organisation.

 

Or, certains éléments actuels laissent envisager que les avantages de ces infrastructures pourraient finir par être réservées aux ménages les plus aisés, du fait de la privatisation excessive du marché. "Nous savons que Google, par exemple, est en train de numériser tous les bâtiments possibles. Des entreprises privées récoltent, gardent et monnaient des données sur les habitants", énumère Christine Leconte.


"Les données sont un bien public, non un bien marchand"

 

Autant d'éléments qui font qu'un groupe de travail sur le sujet est en train d'être constitué au Croaif. "Nous souhaitons faire des propositions aux pouvoirs publics sur ce sujet. Il faut les sensibiliser à cela. Nous avons pris conscience que ce thème était important. La smart city doit bénéficier à tous, et servir les ménages les plus fragiles", affirme Christine Leconte. "Nous essayons d'être lanceurs d'alerte sur ce sujet." Quelles seraient les pistes envisagées par le Croaif ? "Les pouvoirs publics doivent entrer en possession des données collectées, voire les publier. Les bases sont un bien public, et non un bien marchand."
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