Que ce soit "sur les toitures, dans les cours bétonnées ou au pied des échafaudages", une nouvelle vague de chaleur s'annonce, plus longue et plus forte qu'à la fin mai. Et elle n'épargnera pas les chantiers, alerte la Fédération française du bâtiment (FFB) Grand Paris Île-de-France dans un communiqué publié le 15 juin 2026.

 

"Pour les entreprises du bâtiment, la question n'est plus de savoir si ces épisodes vont se répéter, mais comment continuer à travailler tout en protégeant les salariés", insiste l'organisation professionnelle. Et, en effet, les canicules seront de plus en plus fréquentes et intenses sous l'effet du changement climatique.

 

La prévention de mise

 

La prévention est donc de mise afin d'éviter des drames. "Aujourd'hui, un chef d'entreprise du bâtiment doit presque devenir météorologue. Les horaires, l'organisation des équipes, les tâches prévues dans la journée : tout est repensé en fonction de la chaleur."

 

La fédération régionale rappelle ainsi les bonnes pratiques à suivre en cas de canicule, comme décaler les heures de travail, faire plus de pauses, limiter l'exposition directe au soleil, privilégier le travail en intérieur si possible ou encore fournir eau fraîche et équipements rafraîchissants. "[L]es risques sont bien réels : déshydratation, malaises, perte de vigilance, etc.", énumère le communiqué.

 

Des retombées économiques

 

En plus d'être dangereux pour la santé des professionnels, les épisodes de chaleur ont également des retombées économiques pour les entreprises. En effet, les fortes températures compliquent les chantiers, ce qui peut engendrer des ralentissements dans les travaux.

 

Certaines aides existent pour accompagner les acteurs du secteur, à l'instar du régime chômage intempéries, indique ainsi la FFB régionale. "La prévention, l'information et l'anticipation sont essentielles pour continuer à travailler en sécurité", conclut son vice-président David Maciejewski, également président de la CIBTP Île-de-France.
Manon Salé

actionclactionfp