Le groupe RATP, qui exploite, notamment, des réseaux de transports à Paris, Riyad, Lyon ou au Caire, a présenté ce jeudi 22 octobre 2026 un plan stratégique pour les années à venir. Il vise à offrir des "services élargis" aux porteurs de projet qui feront appel à lui, en mariant ses savoir-faire de transporteur, d'aménageur immobilier et d'ingénierie.
Le nouveau président de la RATP Xavier Piechaczyk compte s'appuyer sur sa "vitrine francilienne" pour exporter les compétences techniques du groupe, acquises depuis 75 ans. Dans le but d'augmenter son chiffre d'affaires et d'améliorer la "qualité de ville" des collectivités qui feront appel à lui, a expliqué le dirigeant à la presse.
Ouverture à la concurrence du réseau francilien
Ce plan ambitionne par ailleurs d'augmenter de près de 20% le chiffre d'affaires du groupe d'ici à 2030. Il passerait de 7,9 milliards en 2025 à 9,4 milliards d'euros à la fin de la décennie. Cela serait permis par la croissance des filiales du groupe (RATP Dev, RATP Connect, RATP Habitat, etc.), nourries par les appels d'offres de collectivités situées en France ou à l'étranger. Le chiffre d'affaires de ces antennes de la RATP doit même doubler d'ici à 2030 pour atteindre 5 milliards d'euros, contre 2,5 milliards en 2025.
Ce développement compenserait le déclin de l'activité historique de la RATP, centrée sur le monopole de l'exploitation de la quasi-totalité du réseau de transport d'Île-de-France. Celui-ci est en effet, depuis 2021 et jusqu'en 2040, progressivement ouvert à la concurrence, comme le prévoit la loi relative à l'organisation et à la régulation des transports ferroviaires (dite loi ORTF) du 8 décembre 2009.
"C'est le monde de la mise en concurrence qui tire le chiffre d'affaires du groupe. C'est assumé et cela me va bien", a toutefois souligné Xavier Piechaczyk. Exemple de cette stratégie : la filiale du groupe RATP Dev a remporté l'exploitation et la modernisation du métro automatique de Copenhague, a annoncé la RATP le 13 octobre 2026.
Raphaël Jacomini, avec l'AFP
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