Interrogé jeudi au Sénat sur les chantiers de désamiantage, le ministre délégué au Travail Gérard Larcher a fait part de sa «préoccupation» quant aux conditions de travail, qui ne «suivent pas les conditions imposées par les textes».

«Nous avons lancé dès l'année 2004 un contrôle des chantiers de désamiantage : 74 contrôles en 2004, 780 contrôles depuis 9 mois», a rappelé M. Larcher devant le Sénat, répondant à une question du sénateur Joël Bourdin (UMP, Eure). «J'aurai l'occasion dans quelques jours de dévoiler mes préoccupations, car malheureusement ces contrôles révèlent que ces chantiers de désamiantage ne suivent pas les conditions qui sont imposées par les textes», a-t-il ajouté.

Interrogé, son ministère a indiqué que le bilan des contrôles devrait «à priori» faire l'objet d'une communication sur la Santé au travail lors du prochain conseil des ministres, mercredi 9 novembre. Les contrôles ont pour objet de «repérer et sanctionner le cas échéant les manquements aux règles de sécurité très strictes encadrant les activités de retrait d'amiante friable», a-t-on rappelé.

En 2004, sur 72 contrôles effectués, 55 (soit 76%) «ne respectaient pas certains points essentiels de la réglementation», selon le ministère. «De graves irrégularités» avaient été constatées, notamment le «défaut ou insuffisance du plan de retrait», des «dysfonctionnements des tunnels entrée-sortie assurant le confinement du chantier» ou encore la «durée de travail excessive en zone confinée». Trois arrêts de chantiers avaient été ordonnés, selon lui.

Ces contrôles avaient été lancés en mars 2004 par la Direction des relations du travail (DRT) du ministère, la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) et l'Institut national de recherche et de sécurité (INRS).

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