C'est une première. Le marché global du bricolage, qui augmentait de +3 à +4% par an depuis quinze ans, a lui aussi été touché par la crise. Selon l'indice Banque de France, il serait en recul de -1,1% à 22,5 milliards d'euros (surface constante) en 2008 et la fréquentation des grands magasins aurait, elle, reculé de -20% à 606 millions d'euros, indique la FMB (Fédération des magasins de bricolage et de l'intérieur de la maison). Une tendance qui semble se poursuivre cette année avec un indice à -2,7% en valeur pour le premier trimestre 2009.

 

Le discount résiste
Les grandes surfaces de bricolage de plus de 400 m² réalisent un chiffre d'affaires total de 16 millions d'euros. Une croissance plus soutenue que celle du marché avec +2,5% mais inférieure à celle de 2007 qui était de +4,9%. L'étendue de la surface de vente de ces magasins a également un rythme plus lent que précédemment avec +3,5% en 2008 contre +4,7% en 2007.

 

Dans ce contexte, les magasins discount, qui occupent 15% du marché, parviennent à tirer leur épingle du jeu. Si leur chiffre d'affaires est moins florissant que les années passées, il a continué d'augmenter de +2,8% en 2008, contre +11,25% en 2007 et +16% en 2006.

 

Les Français «bricoleurs»
Pour expliquer la médiocrité des résultats, l'étude pointe du doigt la météo et les difficultés du marché immobilier : «Le printemps et l'été 2008 n'ont pas été favorables», comme l'illustre le recul du rayon jardinage qui a représenté «11,5% du chiffre d'affaires des grandes surfaces de bricolage en 2008 contre 12,1% en 2007». Le retournement de l'immobilier a également impacté sur le secteur avec «-30% sur les ventes de logement anciens et -25% pour les mises en chantiers», des chiffres «qui constituent autant de travaux en moins à engager».

 

Pour autant, le bricolage reste le premier secteur d'équipement des ménages qui consacrent en moyenne 672 euros par an à ce secteur et 223 euros pour le jardin. Le nombre de Français qui pratiquent cette activité continue, lui aussi, à augmenter avec 82% de «bricoleurs» en 2008, contre 66% il y a seulement trois ans.

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