Le numéro un mondial de la construction attend les modalités et le calendrier qui doivent être fixés par l'Etat pour la privatisation des Autoroutes du Sud de la France (ASF) et qualifie de «spéculations» l'imminence du lancement d'une offre sur le concessionnaire.

«Nous ne confirmons pas, ce sont des spéculations», a indiqué mercredi à l’Agefi une porte-parole de Vinci. «Nous sommes en attente des modalités et du calendrier qui sera donné par l'Etat», a-t-elle ajouté.

Selon l'Agefi, qui évoque «diverses sources» Vinci se préparerait à lancer une offre sur le concessionnaire autoroutier français, et ce, assez rapidement. Une grande banque de financement anglo-saxonne étudierait les conditions du montage de cette opération, qui pourrait être l'une des plus grandes transactions de l'année en France, les ASF étant actuellement capitalisées un peu plus de 10 milliards d'euros, poursuit l'Agefi.

Le Premier ministre Dominique de Villepin avait annoncé lors de sa déclaration de politique générale, le 8 juin à l'Assemblée nationale, une relance surprise de la privatisation des autoroutes, un processus lancé en 2002 par Laurent Fabius, alors ministre des Finances, et gelé en décembre 2003. En vertu d'un pacte d'actionnaires conclu en novembre, l'Etat, qui détient 50,3% du capital d'ASF, s'est engagé à permettre la cooptation d'un administrateur proposé par Vinci au conseil d'administration d'ASF tandis que Vinci s'est engagé à ne pas accroître sa participation au delà de 23% jusqu'à la fin du pacte le 31 décembre 2007. Le pacte d'actionnaires peut être rompu avant la fin 2007 dans trois cas: si la participation de l'Etat devient inférieure à 50% du capital, si un tiers acquiert une participation supérieure à 10% du capital ou si un tiers initie une offre publique sur les titres de la société.

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