Cette explosion, la plus dramatique depuis 30 ans dans un immeuble d'habitation en France, a coûté la vie à 17 personnes. Gaz de France a mis en place une mission d'audit.

L’explosion qui a tué 17 personnes et en a légèrement blessé 15 dimanche 26 décembre dans un immeuble de Mulhouse était au gaz. Elle a totalement détruit un immeuble de quatre étages et de dix appartements. "On ne peut pas affirmer que c'est une fuite. C'est une explosion de gaz, survenue dans la partie basse de l'immeuble, d'origine inconnue pour l'instant", a affirmé le procureur adjoint de Mulhouse Michel Defer lors d'un point de presse "Toutes les hypothèses sont possibles, il faudra des semaines ou plutôt des mois pour que l'expert et le juge d'instruction (puissent privilégier) une hypothèse", a-t-il ajouté.

"L'immeuble, co-propriété de Mulhouse-Habitat et d'habitants, n'était pas vétuste et même en bon état", a déclaré de son côté le sénateur-maire de Mulhouse, Jean-Marie Bockel (PS), précisant que le bâtiment datait de 1964 et qu'il avait été récemment rénové.
La direction de Gaz de France du secteur de Mulhouse propose des diagnostics gratuits dans le périmètre du drame, a indiqué mardi la fédération CGT, une information confirmée par la direction nationale de GDF à l'AFP. Par ailleurs, le PDG de Gaz de France Jean-François Cirelli a créé une mission d'audit à la suite de l'explosion, due au gaz, d'un immeuble à Mulhouse, qu'il a confiée à l'ancien directeur général du groupe Pierre Delaporte.
"Cette mission a pour objectif d'analyser les circonstances, les causes et les conséquences de l'accident de Mulhouse, pour permettre d'en tirer tous les enseignements et de proposer toutes les recommandations nécessaires notamment au regard des impératifs de sécurité", indique le groupe.
Parallèlement, Gaz de France apportera tout son concours et son expertise aux enquêtes en cours, précise-t-il. Le groupe a aussi annoncé son intention de "redoubler ses efforts pour l'amélioration de la sécurité et des installations intérieures". Il entend ainsi renforcer les modalités de mise en oeuvre de la politique de contrôle des installations intérieures au travers des 450.000 diagnostics réalisés chaque année. Les relations entre Gaz de France et les professionnels du gaz naturel, "qui passent par l'attribution du label professionnel (PGN) accordé aux installateurs d'équipement répondant à des critères de qualification et de compétences", seront en outre développés, affirme le groupe. GDF a par ailleurs proposé au ministère de l'Industrie d'engager une action avec l'ensemble des acteurs pour améliorer la sécurité des installations intérieures, auxquelles le groupe n'a pas accès aujourd'hui.

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