Pour le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune, oui, la route est "sans doute un grand impensé de la transition écologique". Pourtant, traiter la question de cette infrastructure et de ses usages est indispensable pour parvenir aux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) que la France s'est donnés. Car comme beaucoup d'intervenants l'ont rappelé lors d'un colloque sur ce sujet de la route, grand impensé de la transition, le 31 janvier 2023, que venait clôturer le ministre, les transports sont le premier poste d'émissions du pays (30%). Et dans les transports, la route représente plus de 90% des émissions.

 

Par ailleurs, comme il a été répété tout au long de la journée, "85% des kilomètres parcourus chaque jour passent par la route, évoque Clément Beaune. Elle est, de tous les supports de mobilité, le plus ancien, la première pierre des mobilités humaines et le sera pour de longues décennies encore". Elle est aussi le "support de proximité" par excellence, poursuit-il, puisque "pour arriver en bas de son immeuble, devant sa maison, en somme pour parcourir le dernier kilomètre, la route est la seule à pouvoir rendre ce service".

 

La route doit porter "en elle-même" la transition écologique

 

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