La dernière étude « Prix Stars & Métiers 2011 », menée par les Banques Populaires et l'Assemblée permanente des chambres de métiers et de l'artisanat et réalisée par OpinionWay*, indique qu'une grande majorité des artisans sont confiants dans l'avenir de leur entreprise. Intéresserons-nous au seul cas des artisans du secteur de la construction.

 

La passion (65%) est le moteur principal des artisans qui exercent, mais seuls 37% estiment que leur métier est un métier d'avenir. Toutefois, ils demeurent fiers (71%) et surtout conscients du rôle prépondérant de leur activité dans l'économie du pays. Ainsi, 92% des artisans interrogés pensent que leur métier maintient une économie de proximité, génèrent des emplois (89%), pérennise une vie sociale dans les territoires (88%) ou encore qu'il est un levier pour la formation des jeunes (88%). Mais c'est là où le bât blesse, car 77% des artisans jugent que les jeunes sont « mal préparés » à la vie d'entreprise et au monde du travail et que les métiers du bâtiment ne sont pas assez valorisés dans le système scolaire (83%). Cependant, ils restent persuadés que l'apprentissage est le meilleur moyen d'apprendre un métier (93%) et que c'est une des principales solutions pour faire prendre conscience aux jeunes des réalités de la vie active (92%).

 

Miser sur la jeunesse
Parmi les acteurs de l'esprit d'entreprise en France, les artisans citent, en premier lieu, les Chambres de métiers et de l'artisanat (81%), les banques et les pouvoirs publics à égalité (65%) suivis des chefs d'entreprise (59%). Pour créer une entreprise, les artisans plébiscitent d'abord l'accompagnement pendant les premières années (75%), le savoir-faire étant le premier facteur de réussite d'un jeune entrepreneur (70%), derrière la volonté et la motivation (67%).

 

Les jeunes, avenir des artisans ? Oui pour 77% des personnes interrogées, qui estiment qu'ils sont un vecteur dans la transmission de leur savoir-faire. Côté emploi, pour les 12 mois à venir, seuls 11% ont l'intention d'augmenter le nombre de salariés dans leur entreprise, notamment à cause de carnets de commandes en baisse et de mauvaises perspectives économiques en général. Un autre facteur émerge également, c'est la difficulté de trouver une personne qualifiée pour 87% des artisans interrogés. Une population d'avenir, certes, mais encore faut-il qu'elle soit suffisamment nombreuse et formée...

 

*Etude réalisée auprès d'un échantillon de 302 chefs d'entreprises artisanales, dans les secteurs alimentation, fabrication, construction et services, interrogés du 23 au 30 novembre 2011.

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