La loi sur l'architecture du 3 janvier 1977, qui a consacré l'architecture comme une expression de la culture et reconnu sa création comme étant d'intérêt public, fêtera son 50e anniversaire en 2027. "Cinquante ans plus tard, nous devons pourtant toujours nous battre pour faire reconnaître la place de l'architecte", constate Laure-Anne Geoffroy-Duprez, présidente de l'Union nationale des syndicats français d'architectes (Unsfa). Devant plusieurs centaines de confrères, le syndicat a profité de son rendez-vous annuel, le Congrès des architectes, organisé les 29 et 30 octobre 2026 à Dunkerque (Nord), pour dresser un état des lieux de la profession. "La loi a consacré l'architecture mais elle n'a pas suffi à installer durablement l'architecte dans les décisions qui façonnent notre cadre de vie."
Près de 400 agences ont mis la clé sous la porte
La représentante du syndicat regrette un morcèlement des missions des architectes "au fil des réformes. Nos responsabilités se sont alourdies et notre intervention est trop souvent devenue une variable d'ajustement", poursuit-elle, rappelant que la profession traverse une période économique "difficile". Et les indicateurs ne prêtent guère à l'optimisme. Les appels d'offres publics de maîtrise d'œuvre ont diminué "de 19%" sur les 12 derniers mois. Le nombre de dépôts de permis de construire a, lui, reculé de "10%".
Cette chute d'activité se traduit par des "opérations reportées, voire annulées, des recrutements suspendus,
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