Le procureur a demandé respectivement 50.000 euros et 30.000 euros d'amendes contre Bouygues Travaux Publics et CdF, qui comparaissaient pour homicide involontaire devant le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc.

En effet, en mai 2002, un ouvrier qui travaillait dans le puits principal d’accès d’un laboratoire d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure dans la Meuse, avait été écrasé par un tube de 400 kg qui s’était détaché. L’instruction a permis d’établir qu’une semaine auparavant, le tube était déjà tombé.

«Les mesures d'organisation et de sécurité sur place étaient nettement supérieures à celles prises dans la profession. Sur ce chantier, nous n'avons lésiné ni sur les moyens humains ni sur les moyens techniques», a déclaré Armand Legallic, directeur général-adjoint de Bouygues Travaux Publics.

Pour la défense qui a plaidé la relaxe, l'accident s'est produit à la suite «d'une succession d'erreurs» des employés du site.

«Nous assumons notre responsabilité civile eu égard aux erreurs humaines qui ont été commises», a souligné l'avocat du groupe de travaux publics avant d’ajouter : «mais les conditions ne sont pas réunies pour que notre responsabilité pénale puisse être engagée».

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