Ce mécanisme extra-budgétaire soutient l’efficacité énergétique et allège la facture des ménages et des entreprises sans peser sur les finances publiques. En finançant l’électrification des usages, les CEE contribuent à la souveraineté industrielle de la France. Ce tournant en faveur de l’électrique est marqué par l'exclusion progressive des énergies fossiles : après l'abrogation des aides pour les chaudières gaz individuelles début 2024, puis collectives en 2025, seuls les systèmes de chauffage électriques resteront éligibles aux primes en 2026.
Par ailleurs, le dispositif intègre une dimension industrielle forte, puisque de nombreuses bonifications sont désormais conditionnées à une fabrication au sein de l’Espace Économique Européen (EEE). C’est déjà le cas pour une partie des aides aux véhicules électriques depuis 2025, et cela s'étendra prochainement aux pompes à chaleur. Cette priorité donnée aux équipements "made in Europe" va permettre de favoriser la souveraineté industrielle de la France et du vieux continent.
Le financement des CEE repose sur les fournisseurs d'énergie (les "obligés"), qui doivent justifier d'un certain volume d'économies d'énergie (TWhcumac) au prorata de leurs ventes. Ce coût est répercuté sur la facture finale du consommateur. Dans le contexte de tensions géopolitiques récentes, le poids des CEE dans le prix des carburants est devenu un sujet polémique. Si certaines associations, comme « 40 millions d’automobilistes », ont avancé le chiffre de 17 centimes par litre, les calculs réels font plutôt état d'un montant compris entre 12 et 14 centimes. Le graphique ci-dessous représente les différentes estimations de l’évolution du coût du CEE sur le carburant. Le prix dit « UFIP » est le prix publié de façon hebdomadaire par le syndicat professionnel des entreprises de distribution d’énergie. Les lignes rouges et jaunes représentent l’évolution du prix du CEE par litre de carburant, calculé par ACE Energie.
© ACE Energie
Bien que ce coût soit significatif, les CEE représentent la seule part du prix du carburant qui agit directement pour limiter la vulnérabilité des consommateurs aux fluctuations des marchés. En finançant la rénovation des bâtiments, le dispositif a permis d'éviter 39 milliards d'euros de dépenses énergétiques depuis 2018, améliorant ainsi la balance commerciale de la France. Aux prix de fin 2025, l'économie annuelle est estimée à 7 milliards d'euros. En 2022, l’économie sur la facture d’énergie atteignait même 10 milliards d’euros sous l'effet de l'envolée des prix, prouvant que la sobriété énergétique est le levier le plus efficace pour protéger durablement le pouvoir d'achat et la compétitivité des entreprises.
Si les taxes représentent environ la moitié du prix à la pompe, leur réduction généralisée ne serait qu'une réponse partielle et peu efficace. À l'inverse, des mécanismes ciblés, tels que le chèque énergie ou le soutien à l'achat de véhicules électriques pour les « gros rouleurs » prévu par le gouvernement dans le plan électrification, offrent un impact bien supérieur pour les publics les plus précaires, tout en encourageant la transition des usages. Enfin, les CEE permettent de réduire considérablement la facture des consommateurs, en finançant par exemple, dans le secteur du transport le leasing social d’une voiture électrique ou encore l’achat d’un véhicule électrique. Ces aides permettent à leurs bénéficiaires de réduire considérablement leur facture d’énergie et de ne plus être dépendants des énergies fossiles. Les pompes chaleurs, tant collectives qu’individuelles représentent un autre axe majeur de décarbonation et de réduction de la facture énergétique. Leur installation est souvent permise par l’intermédiaire des CEE, qui offrent des primes conséquentes pour le remplacement d’un chauffage au fioul, gaz ou charbon par une pompe à chaleur.
En conclusion, malgré les critiques actuelles, les CEE demeurent l’outil le plus efficace pour réduire structurellement la facture énergétique nationale. Ils ne doivent en aucun cas être mis en pause pour obtenir un gain politique de court terme. Au contraire, le dispositif doit monter en puissance pour relever les prochains défis : la rénovation d’ampleur du secteur tertiaire et l’électrification massive de l’industrie. En effet, le secteur industriel représente encore des nouveaux gisements de plus de 350 TWhc d’économies d’énergies d’ici la fin de la 6ème période et la rénovation globale du tertiaire, plus de 60 TWhc. Ces actions ont donc un fort potentiel, dans les années à venir. Par ailleurs, la mobilité électrique représente elle aussi un axe de développement pour le dispositif.
Par ailleurs, le dispositif intègre une dimension industrielle forte, puisque de nombreuses bonifications sont désormais conditionnées à une fabrication au sein de l’Espace Économique Européen (EEE). C’est déjà le cas pour une partie des aides aux véhicules électriques depuis 2025, et cela s'étendra prochainement aux pompes à chaleur. Cette priorité donnée aux équipements "made in Europe" va permettre de favoriser la souveraineté industrielle de la France et du vieux continent.
Le financement des CEE repose sur les fournisseurs d'énergie (les "obligés"), qui doivent justifier d'un certain volume d'économies d'énergie (TWhcumac) au prorata de leurs ventes. Ce coût est répercuté sur la facture finale du consommateur. Dans le contexte de tensions géopolitiques récentes, le poids des CEE dans le prix des carburants est devenu un sujet polémique. Si certaines associations, comme « 40 millions d’automobilistes », ont avancé le chiffre de 17 centimes par litre, les calculs réels font plutôt état d'un montant compris entre 12 et 14 centimes. Le graphique ci-dessous représente les différentes estimations de l’évolution du coût du CEE sur le carburant. Le prix dit « UFIP » est le prix publié de façon hebdomadaire par le syndicat professionnel des entreprises de distribution d’énergie. Les lignes rouges et jaunes représentent l’évolution du prix du CEE par litre de carburant, calculé par ACE Energie.
© ACE Energie
Bien que ce coût soit significatif, les CEE représentent la seule part du prix du carburant qui agit directement pour limiter la vulnérabilité des consommateurs aux fluctuations des marchés. En finançant la rénovation des bâtiments, le dispositif a permis d'éviter 39 milliards d'euros de dépenses énergétiques depuis 2018, améliorant ainsi la balance commerciale de la France. Aux prix de fin 2025, l'économie annuelle est estimée à 7 milliards d'euros. En 2022, l’économie sur la facture d’énergie atteignait même 10 milliards d’euros sous l'effet de l'envolée des prix, prouvant que la sobriété énergétique est le levier le plus efficace pour protéger durablement le pouvoir d'achat et la compétitivité des entreprises.
Si les taxes représentent environ la moitié du prix à la pompe, leur réduction généralisée ne serait qu'une réponse partielle et peu efficace. À l'inverse, des mécanismes ciblés, tels que le chèque énergie ou le soutien à l'achat de véhicules électriques pour les « gros rouleurs » prévu par le gouvernement dans le plan électrification, offrent un impact bien supérieur pour les publics les plus précaires, tout en encourageant la transition des usages. Enfin, les CEE permettent de réduire considérablement la facture des consommateurs, en finançant par exemple, dans le secteur du transport le leasing social d’une voiture électrique ou encore l’achat d’un véhicule électrique. Ces aides permettent à leurs bénéficiaires de réduire considérablement leur facture d’énergie et de ne plus être dépendants des énergies fossiles. Les pompes chaleurs, tant collectives qu’individuelles représentent un autre axe majeur de décarbonation et de réduction de la facture énergétique. Leur installation est souvent permise par l’intermédiaire des CEE, qui offrent des primes conséquentes pour le remplacement d’un chauffage au fioul, gaz ou charbon par une pompe à chaleur.
En conclusion, malgré les critiques actuelles, les CEE demeurent l’outil le plus efficace pour réduire structurellement la facture énergétique nationale. Ils ne doivent en aucun cas être mis en pause pour obtenir un gain politique de court terme. Au contraire, le dispositif doit monter en puissance pour relever les prochains défis : la rénovation d’ampleur du secteur tertiaire et l’électrification massive de l’industrie. En effet, le secteur industriel représente encore des nouveaux gisements de plus de 350 TWhc d’économies d’énergies d’ici la fin de la 6ème période et la rénovation globale du tertiaire, plus de 60 TWhc. Ces actions ont donc un fort potentiel, dans les années à venir. Par ailleurs, la mobilité électrique représente elle aussi un axe de développement pour le dispositif.
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