Le spécialiste de la brique et de la tuile en terre cuite a modernisé son four de cuisson de l'usine d'Achenheim. Un chantier de cinq mois et près de 5 M€ qui permettra de produire en consommant moins d'énergie. Explications.

Après avoir réalisé des investissements à Flines-lez-Râches (Nord) en 2014, l'autrichien Wienerberger poursuit la rénovation de son outil industriel en France, avec la modernisation du four de son usine de briques de structure d'Achenheim (Bas-Rhin). Une intervention rendue nécessaire par l'usure de l'ancien four, à joint d'eau, fortement corrodé en 30 ans d'utilisation. Seul un tiers a pu être ré-exploité, les parties de refroidissement rapide et de récupération. Tout le reste a été remplacé par une installation de cuisson de dernière génération, à joint de sable, une solution moins génératrice de corrosion.

 

Des économies d'énergie à la clef

 

Le four, dont l'intérieur est désormais réalisé en brique réfractaire, mesure 160 mètres de long pour 6 mètres de large et 2,50 mètres de hauteur. Dans ce tunnel où la température atteint les 1.000 °C, les briques passent environ 24 heures afin de cuire totalement. Parallèlement, le système de contrôle de cette cuisson a aussi été amélioré tout comme la gestion de l'alimentation énergétique. Selon Wienerberger, la consommation de gaz sera réduite de 25 % et celle d'électricité de 30 %, autorisant une économie annuelle de près de 250.000 € sur ces deux postes de dépense. Sans compter l'empreinte carbone diminuée du mode de production.

 

Pendant les cinq mois de travaux, c'est une autre usine alsacienne du groupe, celle de Betschdorf (Bas-Rhin), qui a été sollicitée pour répondre à la demande et assurer la continuité des livraisons. Avec son nouveau four, flambant neuf, l'exploitation va pouvoir se poursuivre sur place pour les 30 prochaines années.
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