Le lifting est sur tous les fronts ! Pas d’exception pour les villes qui s’offrent, ces derniers temps, de véritables cures de jouvence. Après les berges du Rhône à Lyon et les quais de Seine à Paris, c’est au tour de Marseille et de son célèbre Vieux Port de passer sous le bistouri des architectes.
Présenté lundi matin, le projet imaginé par l’architecte Norman Foster et le paysagiste Michel Desvigne, se veut à la fois vert et semi-piéton. S’organisant autour de la recomposition de la circulation, de la restructuration du plan d’eau, du développement de jardins et de la restauration du glacis du fort de Saint-Nicolas, le futur visage du Vieux Fort sera dynamique et moderne. L’ensemble des transformations prévues, dont le déplacement des aires techniques sur des estacades et l’installation des clubs nautiques sous des ombrières, vise à rendre le site au public. Par exemple, les piétons pourront flâner sur les quais, bouquiner sous des ombrières ou encore profiter de l’activité nautique. Autre point important du projet : la revalorisation des activités du port, notamment à travers la mise en situation du marché aux poissons et des zones d’embarquement pour transports maritimes publics sous la grande ombrière du quai des Belges.
Le Vieux Port se verdit
Outre la piétonisation, la revitalisation du Vieux Port passe aussi par le verdissement. Ainsi, le programme propose de changer l’ensemble des forts et terrains militaires en un vaste parc. Mais attention, ces espaces ne seront pas de simples faire-valoir environnementaux puisqu’ils se veulent vivants avec des pôles congrès, hôtels, musées et village nautique. L’idée est de fédérer plusieurs lieux pour former une chaîne de parcs reliés par des promenades continues depuis la ville vers la mer. Le tout sous l’œil protecteur de la Bonne Mère qui aura vu sur… le vert !
Fiche technique
Paysagiste : Michel Desvigne
Architectes : Foster + Partners
Urbanistes : Tangram
Lumière matière : Yann Kersale
BET : Ingerop
Estimation financière de la première phase des travaux : 23 millions d’euros
Fin des travaux de la première phase : 2013