TROIS QUESTIONS. Dans le cadre de la simplification des normes, le Secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, Julien Denormandie a annoncé ce 23 janvier 2018 que selon des premières estimations une page sur cinq pourrait être supprimée du Code de la construction.

Julien Denormandie a inauguré ce mardi le premier sommet de l'innovation dans l'immobilier*, organisé par l'association Real Estech. A cette occasion, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires a abordé la question de la simplification des normes et de la réécriture du code de la construction.

 

Batiactu : Vous avez annoncé qu'une page sur cinq du code de la construction serait supprimée. Pouvez-vous nous en dire plus ?

 

Julien Denormandie : L'idée c'est qu'on arrête d'avoir un code de la construction qui fixe les objectifs et les moyens pour atteindre ces objectifs, mais d'avoir un code de la construction tout aussi exigeant qui ne fixe que les objectifs. A charge à toutes les starts up présentes aujourd'hui de nous dire comment. Donc, le code de la construction n'a pas à prescrire les modalités parce qu'il existe de nouvelles modalités. En suivant cela, lorsque l'on fait le compte ça correspond à une page sur cinq qui peut être supprimée. Tout ce travail, nous sommes en train de le mener et nous allons le plus rapidement possible réécrire ce code.

 

Batiactu : Comment allez-vous faire ?
Julien Denormandie :
C'est un travail très long qui aurait dû être fait dans le passé. Sur la simplification des normes, notre démarche c'est de faire différemment. Certes, nous allons simplifier là où c'est nécessaire mais nous allons surtout réécrire le code en se disant pourquoi nous le faisons. Le code est écrit selon une économie de rattrapage et pas une économie d'innovation. Donc, nous allons réécrire le code de la construction dans ce sens.

 

Batiactu : Vous entendez donc donner plus de liberté aux acteurs de la construction, comme beaucoup le réclament ?
Julien Denormandie :
Oui tout à fait, parce que ce ne sont ni les pouvoirs politiques, ni les parlementaires, ni l'administration qui savent comme insonoriser une pièce par exemple. Ce n'est pas notre travail. Notre travail c'est de dire : pour les Français il faut un niveau d'exigence en termes d'insonorisation, pour continuer sur ce même exemple. Après c'est aux professionnels de dire comment on fait.

 

*Article à suivre sur le sommet de l'innovation dans l'immobilier

 

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