La branche construction de la CGT expose à Batiactu les raisons de son rejet du compte de prévention, qui viendra remplacer le compte pénibilité.

Après la CFDT Construction et bois, c'est au tour de la Fédération construction bois ameublement de la CGT (FNSCBA-CGT) d'exprimer sa colère à la suite de l'annonce par le Premier ministre Edouard Philippe de la simplification du compte pénibilité.

 

Pour rappel, dans le nouveau "compte de prévention", qui remplacera le précédent compte, quatre critères de pénibilité, qui concernent notamment le BTP, ne seront plus couverts : manutentions de charges lourdes, postures pénibles, vibrations mécaniques et risque chimique. "Si nous partagions l'idée que le dispositif précèdent était une 'usine à gaz', nous ne pouvons nous satisfaire du retrait de ces quatre critères !", tempête Serge Pléchot, secrétaire général de la FNSCBA-CGT, auprès de Batiactu. "Il est acté noir sur blanc dans un accord de branche BTP de 2012 que nos métiers sont pénibles", rappelle-t-il également.

 

"Nous gagnerons la bataille de la rue et dans les entreprises"

 

L'élément critiquable, pour le syndicat, est notamment le fait que le compte de prévention indemnise les salariés seulement lorsque ceux-ci sont reconnus comme malades. "Alors que faire, mourir au travail ou dès la prise de retraite ?", ironise Serge Pléchot. "Bref, le Medef gagne cette partie, mais nous gagnerons celle de l'opinion publique et cela dans la rue et dans les entreprises", prévient-il.
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