REACTION. A la suite de l'incident ayant bloqué pendant plusieurs jours le trafic du RER A, Bruno Cavagné, président de la FNTP, expose son analyse de la situation. En évoquant les contraintes de délais auxquelles sont soumises les entreprises.

Pour Bruno Cavagné, président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), l'incident rencontré sur le RER A pose une série de questions. Il s'est exprimé sur le sujet en marge d'une conférence de presse de la FNTP, le 16 novembre, portant sur la conjoncture dans le secteur. "Il faut que nous analysions les causes de ce problème afin qu'il ne se reproduise pas. Mais nous ne sommes pas à l'abri de nouveaux dysfonctionnements", a-t-il ainsi posé.

 

"Il faut savoir que les entreprises travaillent dans des délais extrêmement contraints. Il n'y a parfois pas assez de temps pour s'organiser et planifier au mieux. Cet incident a au moins le mérite de rappeler qu'il faut être très rigoureux et anticiper au maximum." Sachant qu'en plus du Grand Paris, sera lancé le chantier du Charles-de-Gaulle express.

 

"Les salariés formés sont de plus en plus rares"

 

Questionné par Batiactu sur l'intervention de Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, qui en appelle notamment à une réunion des acteurs concernés pour limiter le risque d'incidents, Bruno Cavagné a exprimé son accord. "Elle est dans son rôle, elle a raison. Il faut que l'on comprenne pour que cela ne se reproduise pas. Et si l'on réunit toutes les parties prenantes, un sujet va émerger : celui de la formation. En effet, je constate que les salariés formés sont de plus en plus rares. Nous perdons en expérience, or les chantiers du Grand Paris sont très complexes. Mais je reste confiant car nous avons, à mon avis, les plus belles entreprises au monde dans ce secteur."
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