Utilisé par la société Urban Green pour ses qualités écologiques, le bois est omniprésent dans l’immeuble basse consommation qui vient d’être inauguré à Gentilly (Hauts-de-Seine). Mais loin des clichés du chalet, l’infrastructure de quatre niveaux, qui va abriter trois logements de deux et trois pièces, se veut avant tout urbaine et contemporaine.
Du bois mais discret
Hormis la fondation soumise à des restrictions d’urbanisme, l’ensemble de l’immeuble a été réalisé en bois : « L’isolation extérieure est en fibre de bois et des panneaux d’épicéa de 20 cm d’épaisseur, non traités, et provenant de forêts allemandes gérées durablement, composent les murs », explique Eric Guez, fondateur d’Urban Green.
Pour autant, le bois brut n’est pas omniprésent sur la façade du bâtiment : « Nous ne sommes pas Scandinaves, ni même à la montagne, souligne Eric Guez. Pour ne pas lasser une clientèle citadine, nous avons réalisé une partie de la façade en blanc, à l’aide d’un mélange de liant hydraulique et de fibre de bois. Même chose pour l’intérieur qui ressemble à n’importe quel appartement classique ».
Un immeuble économe
Dans l’objectif de réduire de 70% la consommation énergétique de cet immeuble, Urban Green a opté pour des panneaux solaires thermiques qui assurent notamment le chauffage de l’eau sanitaire : « Mieux que les panneaux photovoltaïques qui abaissent la facture énergétique de 20%, les panneaux solaires thermiques assurent un gain de 50 à 60% », précise Eric Guez. Au final, il promet une limitation de l’ensemble de la consommation (chauffage, ventilation, eau chaude et éclairage) à 80 kWh/ m² par an.
Et pour que ce type de logement soit accessible à toutes les bourses, Urban Green a réduit son coût de conception de 1.500 à 2.000 €/ m². Comment ? En faisant appel à une technique industrielle qui réduit drastiquement le temps de construction : « Les panneaux ont été prédécoupés en atelier, au millimètre près, si bien qu’une fois acheminés sur le chantier, il ne restait plus qu’à les assembler. Pour monter la totalité de l’immeuble, les charpentiers n’ont mis que neuf jours ! ».
Un gain de temps et d’argent répercuté sur la facture des clients. A l’achat, les logements de l’immeuble ont été vendus à partir de 5.600 €/ m², contre 6.000 €/ m² pour un immeuble classique dans ce secteur, selon Eric Guez. Et la démarche a séduit. A l’heure actuelle, les trois logements ont déjà trouvé acquéreur.