Plus d'un an après son installation dans les bureaux du Green Office® de Meudon (Hauts-de-Seine), la société Steria dresse un bilan plutôt positif, et fait notamment état de gains importants en matière de consommation et de dépenses d'énergie. Explications avec François Pacoureau, directeur des achats et des services généraux de la SSII.

"Un an après, l'ambition est au rendez-vous", nous confie François Pacoureau, directeur des achats et des services généraux de Steria, société de services informatiques, qui a déménagé ses locaux d'Issy-les-Moulineaux à Meudon à l'été 2011.

 

Le groupe qui cherchait des locaux situés dans la banlieue sud-ouest de Paris - pour le confort de ses collaborateurs - ainsi qu'un bâtiment vertueux en matière de développement durable, a porté son choix sur Green Office®, un des premiers bâtiments tertiaires à énergie positive de France. "Nous avons été séduits par la qualité de l'aménagement intérieur, par les spécificités techniques du bâtiment. C'est pourquoi nous avons signé un contrat de performance énergétique (CPE) avec l'exploitant de l'immeuble, qui nous garantit des consommations d'énergie sur neuf usages (chauffage, éclairage, ventilation, rafraîchissement, utilities, parkings, bureautique, ascenseurs, brasseurs)", souligne François Pacoureau.

 

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steria © Steria
Huile de colza
Pas de fumée sans feu. Car avant d'emménager, les collaborateurs ont soigneusement été informés et avertis des nouvelles règles qui régissent ce bâtiment : open space plus nombreux, température stable à 20°C, absence de poubelles individuelles… Mais tout s'est bien passé, affirme le directeur des achats et des services. D'où également l'impact sur les consommations obtenues un an après. "Nous avons réalisé d'importantes économies par rapport à notre site d'Issy-les-Moulineaux : 50% sur la consommation énergétique et 42% sur la facture énergétique", précise le responsable. Cette performance et notamment le fait que la production de chaleur et d'électricité se fait sur place, grâce à des chaudières à cogénération biomasse alimentées en huile de colza. La société ne s'interdit pas d'acheter de l'électricité lorsque le bâtiment ne parvient pas à couvrir ses besoins, principalement en début d'hiver et lors des périodes de grand froid. Ainsi, "55% des consommations électriques pour les neuf usages cités sont couvertes par la production des chaudières du bâtiment, ce qui est considérable, tandis que 25% des consommations des autres usages (hors CPE) sont issues de la production du site", se félicite François Pacoureau. Au global, le bâtiment a produit, sur l'année, 9% de plus que ses consommations, ce qui confirme son statut de bâtiment à énergie positive.

 

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steria © Steria
Pilotage à la pointe de la technologie
Pour piloter ce dispositif, Steria a mis au point un logiciel baptisé Si@go, qui permet d'avoir un suivi en conformité avec le CPE, d'avoir des informations au quotidien par usage et par plateau de bureaux. "Nous sommes pro-actifs dans ce domaine, et voulons réellement limiter les effets d'une mauvaise gestion des consommations", explique François Pacoureau. Et de proclamer que c'est même là "une révolution" en termes de gestion d'immeuble.

Retrouvez en pages suivantes le reportage dédié à la visite de ce bâtiment en juin 2011.

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