Fini le fast food, l'architecte belge Vincent Callebaut vient de dévoiler un prototype de ferme urbaine verticale alliant à la fois cultures, élevages, logements et bureaux. Sous les traits d'ailes de libellules, le projet Dragonfly implanté à New-York, ambitionne de reléguer la société énergivore au second plan. Découvrez en images cette tour «bionique».

Des poules ou des vaches laitières sur un étage, des cultures de fruits, légumes et céréales sur un autre… Dans la tour Dragonfly, imaginée par l'architecte belge Vincent Callebaut, le monde du fast food et des aliments congelés semblent bien révolus.

 

S'élevant sur près 600 mètres, ce prototype de gratte-ciel met en scène deux ailes de libellules (Dragonfly) transparentes nervurées, alimentées de potagers urbains. Mais ce bâtiment situé entre Manhattan et le quartier du Queens à New-York ne se limite pas à la fonction de ferme puisqu'il alterne appartements, bureaux et laboratoires de recherches. «Cette ferme est conçue pour nourrir ses 50.000 habitants ainsi que 100.000 personnes aux alentours», Confie Vincent Callebaut avant de comparer son projet aux jardins ouvriers d'antan. Ainsi, Dragonfly endosse avant tout la fonction de jardin vert pour ses occupants. Pour preuve, chaque logement dispose d'un mur potager dans la cuisine, les légumes et les fruits sont produits à travers des cultures hors sol ainsi que dans des espaces communautaires. Dans un souci de développement durable, les sols sont entretenus grâce au compostage et à un arrosage basé sur la récupération d'eau de pluie et d'eaux domestiques recyclées.

 

Une architecture autosuffisante
La ferme «libellule» a également pour objectif d'être autosuffisante sur le plan énergétique. Pour cela, l'architecte mise sur les panneaux solaires, la biomasse et les éoliennes pour fournir de l'électricité. L'été, la fraîcheur proviendra d'une ventilation naturelle et de l'évaporation des plantes.
Douce utopie que ce projet de ferme urbaine écolo ? Pas vraiment, des idées similaires sont actuellement à l'étude dans des pays comme la Chine ou les Emirats Arabes Unis. En France, le Cabinet SOA a planché sur un concept de «ferme urbaine». «Le principe est d'utiliser les déchets alimentaires dans les villes, pour créer un engrais liquide très puissant qui alimenterait les cultures», précise Pierre Sartoux, un des architectes du projet, avant d'ajouter : «Nous voulons essayer de produire en ville ce que l'on consomme». En matière de ferme verticale et citadine, les idées ne devraient donc pas s'arrêter de germer.
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