Le projet de loi présenté, ce mercredi en Conseil des ministres, acte le transfert de l'Etat aux collectivités locales, dont le département des Hauts-de-Seine. Le premier quartier d'affaires européen sera piloté par un établissement public local unique.

Une nouvelle page s'ouvre dans l'histoire du quartier de la Défense, le premier plateau d'affaires d'Europe, avec ses 70 tours immeubles de grande hauteur (IGH) de cinq générations. Le transfert par l'Etat aux collectivités locales de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense Seine Arche (Epadesa), a été entériné, mercredi 3 août, par ordonnance dans l'article 37 du projet de loi de création d'un futur établissement local.

 

Ce nouvel ensemble sera alors chargé, dès janvier 2017, de la gestion et l'aménagement du quartier de La Défense et sera directement géré et financé par les villes de Courbevoie, Puteaux, Nanterre et la Garenne Colombes ainsi que du département des Hauts-de-Seine et de la région Ile-de-France.

 

Rappelons que Patrick Devedjian, député (LR), président des Hauts-de-Seine et de Defacto avait critiqué le Gouvernement le 19 juillet 2016 : "La Défense est un enjeu vital, c'est le premier moteur économique de la France et aussi le moteur économique des Hauts-de-Seine. (…) L'Etat n'y a pris que de mauvaises décisions et n'est pas disposé à procéder aux urgences qui se manifestent aujourd'hui". Le même député avait également adressé, quelques jours plus tôt une lettre à la Cour des comptes mettant en doute "la régularité et la sincérité des comptes" de l'établissement.

 

"Des performances économiques satisfaisantes"

 

La réponse ne s'était pas fait attendre du côté du ministère du Logement. "Les performances économiques de l'Epadesa s'avèrent satisfaisantes", avait réagi Emmanuelle Cosse. "Les charges foncières perçues par l'aménageur avaient progressé à un rythme soutenu passant de 17,4 millions d'euros en 2014 à 76,5 millions d'euros en 2015 pour atteindre 87,8 millions d'euros pour le seul premier semestre 2016", avait-elle indiqué. Ces recettes foncières ont ainsi pour vocation à être réinvesties dans la rénovation ou la création des espaces publics qui sont par la suite rétrocédés à Defacto, le gestionnaire de La Défense.

Des chantiers d'envergure en cours

Du côté des chantiers, l'Epadesa nous avait précisé, en mars dernier à la veille du Mipim, que son chantier "numéro un" concerne la rénovation de la dalle. L'Etablissement a ainsi incité à "la rénovation de 40 % des bâtiments existants, qui ont plus de 25 ans, au cours de ces dernières années et a procédé à de nouvelles créations, chacune de nature exceptionnelle."

 

D'autres chantiers sont entamés : les nouveaux espaces sur la commune de Nanterre. "Un premier quartier est déjà né autour de Nanterre Préfecture et nous travaillons aujourd'hui sur la liaison avec La Défense 'historique' autour de la nouvelle Arena 92, prévue en 2017, et à l'aménagement des abords des deux cimetières, au-delà du boulevard circulaire", signalait Hugues Parant, son directeur général.

 

Enfin, le "Jardins de l'Arche" se situera dès 2017 à la confluence de plusieurs quartiers : La Défense à l'Est, les Groues et le faubourg l'Arche au Nord, Le Croissant et Les Terrasses de Nanterre à l'Ouest. Sans oublier l'aménagement du quartier Les Groues-La Folie avec notamment la création d'une nouvelle gare, Nanterre La Folie, qui accueillera 400.000 passagers par jour en 2020.

 

 

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