La mesure coûtera plus d'un milliard d'euros, mais devrait permettre d'accélérer l'accession à la propriété, a assuré ce lundi, le Gouvernement. De leur côté, les professionnels du bâtiment et de l'immobilier réunis anticipent d'ores et déjà "une relance de l'accession à la propriété comme de l'activité du bâtiment". Découvrez leurs réactions.

Après l'annonce le 30 octobre 2015 de l'élargissement du PTZ à l'ancien et sur presque tout le territoire, la ministre du Logement Sylvia Pinel et Christian Eckert, secrétaire d'Etat chargé du Budget, en ont détaillé les dispositions ce lundi 9 novembre.

 

"Cet élargissement des critères d'octroi va permettre à deux fois plus de familles de bénéficier du PTZ, avec un objectif de 120.000 prêts distribués dès l'an prochain, contre 60 à 70.000 en 2015", a signalé la ministre du Logement devant les professionnels du bâtiment et de l'immobilier conquis par les mesures. D'ailleurs, ce nouveau dispositif sera capable d'après eux de faire repartir l'accession à la propriété. (Cf. Réactions page 2).

 

"Si les ventes de logements neufs avaient augmenté de 23% au premier semestre, l'accession à la propriété était en retrait voire en baisse en Ile-de-France et dans certaines des zones les plus attractives et les plus tendues", a admis la ministre.

Nouveaux plafonds et différés

Concrètement, le PTZ aura, dès le 1er janvier 2016, et pour deux ans, un nouveau barème. Dans le neuf, de nouveaux plafonds de revenus ont été fixés : pour y être éligible, un couple avec deux enfants pourra désormais gagner jusqu'à 74.000 euros annuels en zone A, la plus "tendue" (Paris et Côte d'Azur notamment) contre 72.000 euros à l'heure actuelle, et 48.000 euros contre 44.000 euros aujourd'hui, en zone C, la plus "détendue" (communes rurales).

 

Pour un célibataire, les revenus annuels ne devront pas dépasser 37.000 euros contre 36.000 aujourd'hui en zone A, 24.000 euros contre 22.000 à l'heure actuelle, en zone C. Le nouveau PTZ donnera la possibilité aux ménages de commencer à rembourser ce prêt au bout de 5 ans, 10 ans ou 15 ans selon leurs revenus et il permettra en outre d'allonger la durée du prêt si nécessaire, sur 20 ans minimum, pour réduire le montant de leurs mensualités de remboursement, selon l'entourage de la ministre.

 

De son côté, le prêt à taux zéro dans l'ancien sous conditions de travaux, actuellement réservé à 6.000 communes rurales, sera élargi à l'ensemble du territoire. Pour y être éligibles, les opérations d'acquisition devront, comme aujourd'hui, comporter 25% de travaux.

 

"Cette réforme coûtera 250 millions d'euros de plus par an et 1,3 milliard d'euros au total", Christian Eckert

 

De plus, la cible prioritaire est les jeunes ménages de 30 à 35 ans, ont confirmé les deux ministres. "Pour une 'génération' de PTZ accordés une année donnée, cette réforme coûtera 250 millions d'euros de plus par an et 1,3 milliard d'euros au total, s'ajoutant aux 750 millions d'euros actuels", a indiqué Christian Eckert, secrétaire d'Etat chargé du Budget.

 

C'est pourquoi Sylvia Pinel a assuré que "le BTP, c'est 5 % du PIB par an, plus de 2 millions d'emplois, et la réforme du PTZ doit en créer 50.000 emplois."

 

Et de conclure : "Ces mesures auront un impact sur les finances publiques à partir de 2017 et leur coût sera entièrement financé dans le Projet de loi de finances 2017."

Découvrez dès la page 2, les réactions des professionnels du bâtiment et de l'immobilier.


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