En 2022, la réglementation environnementale RE2020 imposera non seulement d'améliorer les performances énergétiques, mais aussi les performances environnementales avec la prise en compte de l'impact carbone sur tout le cycle de vie du bâtiment.
Or, le Building Information Modeling, ou BIM, permet aujourd'hui de concevoir des ouvrages intégrant des simulations thermiques et énergétiques, pour optimiser demain l'impact carbone du bâtiment sur l'ensemble de son cycle de vie, de sa conception jusqu'à sa destruction. Pour rappel, le BIM est une méthode de travail qui permet de réunir tous les acteurs d'un projet de construction autour d'une maquette numérique du bâtiment. Cette modélisation permet de centraliser toutes les données relatives à la construction, d'organiser le projet en temps réel, d'informer les parties prenantes en permanence, de maîtriser les coûts et les délais.

Le BIM au cœur de la stratégie de Schneider Electric
« Cette capacité du BIM à optimiser la construction de bâtiments performants est la raison pour laquelle Schneider Electric a inscrit le BIM au cœur de sa stratégie, axée sur le numérique et le respect de l'environnement, affirme Bruno Guillaumont, directeur Développement BIM chez Schneider Electric. En particulier, Schneider Electric a élaboré une bibliothèque d'objet BIM au cours de ces dernières années. C'est même la plus complète du marché pour les lots électricité, courant fort et courant faible. Des milliers d'objets sont ainsi disponibles sur le portail BIM Object, qui recense des objets BIM de fabricants du monde entier. »

Une bibliothèque complète d'objets BIM
L'avantage de disposer d'objets BIM du fabricant permet d'avoir un design réel, de modéliser une ″maquette as built″, de visualiser le bâtiment réel, de réaliser les bons choix techniques et esthétiques, d'éviter les aléas de chantier, mais aussi et de mieux gérer la maintenance en exploitation. « En cas de panne, on localise précisément le défaut sur la maquette et on voit la pièce à changer avec la bonne référence, précise Bruno Guillaumont. Nous nous démarquons car nos objets sont modélisés sous forme de familles, permettant d'inclure l'ensemble de ses variantes (couleurs, dimensions, fonctions…) dans une même référence. On parle ici d'objets paramétriques, ce qui en facilite l'utilisation. Nous en avons créé 63, ce qui conduit à des milliers de références en tout. » De surcroit, la géométrie 3D n'est pas trop lourde pour ne pas charger les maquettes BIM projets.

Des outils pour améliorer la productivité
L'engagement de Schneider Electric et de ses filiales passe aussi par la fourniture d'outils de productivité et de configurateurs. « Le logiciel Caneco BIM de l'entreprise Alpi, par exemple, décrit Bruno Guillaumont, permet de dimensionner l'installation électrique, d'enrichir la maquette numérique avec les résultats de calculs sur les sections de câbles, les protections, ou les courants de court-circuit, de dimensionner les chemins de câbles, d'outils de contrôle ou de calculs des réservations des conduits. Pour les installateurs et les bureaux d'études techniques, les bénéfices sont nombreux, évitant ainsi les saisies multiples, garantissant la conformité selon les normes en vigueur, permettant d'automatiser certaines actions, tout en gagnant du temps. » Citons également les solutions de la filiale RIB Software, pour effectuer les chiffrages, la planification de la construction, les approvisionnements et le suivi de chantier autour de la maquette BIM.

Une formation BIM Electricité et l'exploitation maintenance
Le panorama ne serait pas complet si Schneider Electric ne proposait pas une formation, désormais au catalogue de Schneider Electric Training Institute. « Nous avons conçu cette formation BIM Electricité avec deux autres leaders sur leurs marchés : Autodesk et Alpi, indique Bruno Guillaumont. L'objectif : savoir concevoir une installation électrique dans une maquette numérique, pour gagner en productivité et apporter des nouvelles prestations à ses clients. »

La maquette BIM peut enfin être utilisée en exploitation. Les mainteneurs peuvent s'en servir comme d'un véritable double du bâtiment. « Nous exploitons justement un jumeau numérique sur notre bâtiment IntenCity pour suivre son fonctionnement, conclut-il. C'est une solution qui peut rapporter ″gros″, sachant que 75 % du coût d'un bâtiment correspond à son exploitation. »