Selon une étude SeLoger neuf, les Français qui s'orientent vers achat immobilier dans le neuf envisagent en priorité de s'installer en maison individuelle. Alors que certains effets des confinements et couvre-feux s'installent dans le paysage, celle-ci garde son rang dans les envies des potentiels acheteurs.
42% des Français qui cherchent à acheter dans le neuf, ou hésitent entre le neuf et l'ancien, souhaitent acquérir une maison individuelle. Ce modèle d'habitat, parfois critiqué pour son rôle estimé dans l'artificialisation des sols, reste ainsi le modèle favori des potentiels acheteurs. C'est du moins ce qui ressort d'une étude OpinionWay réalisée pour SeLoger neuf sur ce type de ménage (1).

L'habitat individuel a donc de beaux jours devant lui, et entre dans le schéma préférentiel d'une grande partie de la population. Les confinements et couvre-feux successifs ont, de plus, renforcé ou ancré de nouvelles attentes par rapport au lieu de vie : la présence d'un espace extérieur (cité par 94% des sondés), souvent compris dans une maison individuelle ; mais aussi un attrait pour la province (84%, en hausse de 6 points par rapport à avril 2020) - destination vers laquelle se tournent 93% des individus visant l'acquisition d'une maison. Cet attrait bénéficie également aux villes de 2.000 à 20.000 habitants, plébiscitées à 48% par ceux qui préfèrent l'habitat individuel. L'Île-de-France fait les frais de cette situation, son attractivité enregistrant un recul de 7 points par rapport à avril 2020.

Changer de vie après la crise sanitaire


" Cet état de fait s'accompagne d'une volonté plus marquée qu'auparavant de changer de vie : 22% des sondés la placent à l'origine de leur projet d'achat, une donnée en hausse de neuf points par rapport à mai 2021." remarque Laura Sens, porte-parole chez SeLoger neuf. L'étude fait état, toutefois, d'une diminution drastique des souhaits de mobilité géographique du simple fait des mesures sanitaires (37% à l'automne 2021, en recul de 30 points par rapport à novembre 2020). Traduction probable d'une forme d'optimisme des citoyens qui n'envisagent plus le recours par les pouvoirs publics aux moyens de prévention sanitaire les plus radicaux.

L'effet télétravail semble, pour sa part, s'être installé dans le paysage, évidemment auprès des publics les plus concernés, à savoir les habitants de région parisienne, CSP+ de moins de 50 ans. Dans ce cas, le souci de disposer d'une connexion internet fiable et rapide gagne en importance (66%), ainsi que la volonté de disposer d'une pièce en plus pouvant faire office de bureau (36%).

Enfin, en matière de financement, les tendances évoluent peu ces dernières années. 85% des sondés disent négocier le prix d'achat du bien, en légère baisse depuis mai 2021 (-3 points). Un tiers des acquéreurs seulement le font systématiquement, alors qu'ils sont une moitié à ne le faire que lorsqu'ils jugent le prix trop élevé. Les ménages concernés prévoient en grande majorité (82%), pour le paiement, souscrire un prêt immobilier. Seulement un quart des personnes interrogées se disent inquiètes concernant son obtention - cette part étant, sans surprise, plus importante en région parisienne (36%) et dans le Sud-est (38%). Les conditions de crédits ressenties semblent ainsi stables. Enfin, 81% des sondés envisagent de recourir à un apport personnel, dont 48% réunissant des fonds représentant 10% de l'achat.

(1)Étude réalisée du 26 octobre au 9 novembre 2021 en collaboration avec OpinionWay, auprès de 957 futurs acquéreurs intéressés par un achat dans le neuf. Données faisant l'objet d'un redressement à partir de données de cadrage