POLLUTION. La métropole Aix-Marseille-Provence et le département des Bouches-du-Rhône ont présenté, ce vendredi, un plan à près de 400 millions d'euros pour créer ou requalifier de grands axes routiers, et désengorger le centre de la ville phocéenne d'ici à 2020.

Un plan évalué à près de 400 millions d'euros a été présenté, le 1er décembre 2017, par la métropole Aix-Marseille-Provence et le département des Bouches-du-Rhône dans un unique objectif. Celui de désengorger la ville d'ici à 2020. Les deux collectivités souhaitent ainsi créer ou requalifier des grands axes routiers.

 

Pour accompagner la livraison du nouvel axe majeur en 2018 le "tronçon nord" de la rocade L2, qui permettra aux voitures en transit entre Aix-en-Provence et Toulon de ne plus avoir à traverser l'hyper-centre, à deux pas de la "Bonne-Mère" et du Vieux-Port, un plan de création et de requalification d'un ensemble urbain ont été détaillés ce vendredi.

 

La réalisation d'un boulevard urbain sud

 

Par exemple, les deux collectivités annoncent dans un communiqué, "la réalisation d'un boulevard urbain sud dans l'optique d'améliorer d'ici 2022 la desserte en voiture des quartiers sud et du littoral, dépourvus de transports publics lourds".

 

Par ailleurs, plus près du centre, deux axes importants mais embouteillés et à la voirie délabrée, "le Jarret" et "le cours Lieutaud", qui croise la Canebière, seront requalifiés, avec arbres et pistes cyclables, denrées rares à Marseille.

 

Au total, ces aménagements représentent un investissement "sans précédent" de près de 400 millions d'euros pour la Métropole Aix-Marseille-Provence et le département, qui apportera 56% des fonds au cours des prochaines années, précise-t-elle dans le même communiqué.

 

Doubler l'usage des transports en commun et réduire de 8% celui de la voiture d'ici 2025

 

Les travaux s'inscrivent dans des efforts plus larges pour améliorer les transports, point noir de la métropole la plus vaste de France, Aix-Marseille-Provence. L'objectif est de doubler l'usage des transports en commun et réduire de 8% celui de la voiture d'ici 2025.

 

Rappelons que d'après une étude de l'Institut national de veille sanitaire en 2015, Marseille avait le taux moyen annuel de particules fines par m3 le plus élevé de France (31,8µg/m3). En parallèle, Marseille est également la ville la plus embouteillée de France, d'après l'indice calculé par le fabricant de GPS TomTom.

 

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