Un pavillonneur coule, 600 artisans trinquent

La liquidation judiciaire du pavillonneur mayennais Sonkad a entraîné la mise au chômage des 88 salariés de l'entreprise, mais elle touche aussi de plein fouet quelque 600 artisans de la région qui travaillaient pour le groupe.

 
 
 
Le fabricant de pavillons individuels Sonkad avait déposé le bilan le 9 octobre dernier en affichant un passif de 5,3 millions d'euros. Mais après une réévaluation par le tribunal de commerce de Laval, ce passif est estimé 12,1 millions d'euros.

Un gouffre pour le tribunal qui a décidé de placé le pavillonneur en redressement judiciaire. L'entreprise a toutefois bénéficié d'un premier délai de 8 jours pour trouver un repreneur, puis un second de 15 jours, afin notamment de permettre à l'expert d'évaluer l'état d'avancement des quelque 180 pavillons en cours de construction dans la région.

Malheureusement, les dégâts ne se limitent aux seuls licenciements et aux clients lésés. Car le groupe, qui compte 6 agences dans l'ouest (Laval, où se trouve le siège, Alençon, Rennes, Nantes, Angers et Le Mans) faisait travailler quelque 600 artisans. Et nombreux sont ceux qui n'ont pas été payés pour les derniers chantiers réalisés, et se retrouvent en difficulté financière.

C'est notamment le cas de Michel Vignette, un artisan maçon installé depuis 7 ans en Mayenne. " C'est le deuxième pavillon que je réalise pour Sonkad. Le premier c'est bien passé, mais pour le second la totalité de ma facture, soit 172.000 francs HT, ne m'a pas été payé. J'ai avancé 120.000 francs de matériaux et je risque fort d'être obligé de déposer le bilan " explique-t-il.

Une cinquantaine d'artisans, salariés et clients ont manifesté mercredi 30 octobre devant le tribunal de commerce et dans les rues de Laval à l'issue de l'audience, avant de se rendre à la préfecture, où une délégation a été reçue.

La chambre artisanale des petites entreprises du bâtiment (Capeb), devrait prochainement, par l'intermédiaire de son avocat, Me Emmanuel-François Doreau, déposer une plainte pour "gestion de fait".

Selon Cécile Kuczer, juriste à la Capeb Mayenne, on se pose en effet la question de savoir "qui avait véritablement la responsabilité de la gestion chez Sonkad".

Jean-Phiilppe Defawe (31/10/2002)

 
 
 
 



 
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