Les premiers prototypes développés, SR1, prenaient la forme de carrés de 3,65 mètres de côté (soit 13,37 m² de surface) et s'avéraient difficilement manipulables en raison de leur poids. Scott et Julie Brusaw ont donc retravaillé le concept et proposé les dalles SR2, dont la forme hexagonale est la plus efficace pour réaliser un damier. Les dimensions sont nettement plus pratiques : 1,22 mètre de côté (soit 3,9 m²) et un poids de 50 kg environ, qui permet à un homme seul de les transporter et de les installer. Les tuiles photovoltaïques SR3, encore plus petites mais dont la surface de capteur PV est supérieure, se raccordent aux angles, afin de présenter une surface de capteurs solaires accrue, et s'installent sur une couche de béton munie d'attaches métalliques. C'est là l'une des limites de la solution : la nécessité de casser la route pour la reconstruire.

 

Question production électrique, les dalles SR2 (moins performantes que les SR3) ont été testées sur un parking du nord de l'Idaho (à la frontière canadienne) et ont fourni 26,2 kWh/an chacune. Par extrapolation, Solar Roadways estime qu'un mile de route solaire (soit 1,6 km linéaire) fournira 601.426 MWh/an. Une production électrique à laquelle il faudra retrancher l'énergie utilisée pour les LEDs (700 W/mile soit 6.167 MWh/an) et celle utilisée pour d'autres fonctions électroniques de pilotage. Au final, la société calcule que, malgré des conditions non optimales, il sera possible pour un tronçon de 1 mile de produire un excédent de 302.500 MWh/an, chiffre qui augmentera avec un ensoleillement plus important, rencontré dans des Etats du sud par exemple.
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