Plus de 51.000 logements neufs ont été vendus au cours du second trimestre 2003, soit une progression de 22% par rapport à l'année dernière. Dopé par les ventes d'appartements de deux et trois pièces, le marché atteint un niveau record, même si pour les promoteurs immobiliers, "l'offre reste insuffisante par rapport à la demande".

"Ce niveau est le plus élevé depuis dix ans, hormis le premier semestre 1999 marqué par l'approche de la fin du dispositif Périssol", précise le ministère de l'Equipement dans un communiqué.

Avec 51.000 logements neufs vendus au cours du second trimestre, contre 42.700 pour la même période de l'année précédente, les ventes de logements neufs en France ont donc augmenté de 22% par rapport au deuxième trimestre 2002, à plus de 25.500 unités. On constate une hausse plus importante pour les appartements que pour les maisons.

Sur l'ensemble des douze derniers mois, la hausse est de 13, 5% avec près de 94.000 logements vendus, contre 82.600 sur les douze mois précédents, soit une hausse de 13,5%. Pour l'année 2003, la Fédération nationale des promoteurs-constructeurs (FNPC) estime que le chiffre avancé de 90 000 ventes "pourrait être dépassé".

Les ventes de maisons individuelles ont augmenté de 14,2% au deuxième trimestre 2003 sur un an, à 4.109 unités, une hausse commune à toutes les catégories sauf les maisons de six pièces ou plus qui sont en baisse.

Pour les appartements, les ventes se sont envolées de 23,6% à 21.446 au 2ème trimestre 2003 par rapport au 2ème trimestre 2002. Si le nombre de studios vendus baisse, les ventes de trois pièces et de deux pièces progressent respectivement de 34% et 30%.

Les mises en vente progressent globalement de 26,5% au 2ème trimestre 2003 par rapport au 2ème trimestre 2002. Comme pour les ventes, la hausse la plus forte est du côté des appartements (+ 28%), contre +18,8% pour les maisons individuelles.

Le ministère note une réduction des stocks de logements disponibles sur un an, de 13,8% globalement. La baisse est de 13,7% sur un an pour les appartements et de 16,4% pour les maisons.

Par la voix de leur fédération, les promoteurs immobiliers estime que si le marché du logement neuf reste dynamique mais l'offre reste insuffisante par rapport à la demande. "Malgré la bonne tenue du marché, force est de constater que les besoins en logements sont insatisfaits", déplore la FNPC.
Les promoteurs-constructeurs se déclarent d'ailleurs préoccupés par "les difficultés de renouvellement de l'offre", notamment en ce qui concerne les appartements.

Pour Marc Pigeon, président de la Fédération nationale des promoteurs-constructeurs, cette progression du marché est due à "une demande soutenue, évidente et non satisfaite de la part des ménages candidats à l'accession à la propriété et ceux en quête d'une offre locative adaptée". "Cette progression montre aussi la réactivité des marchés aux mesures d'incitation, notamment le dispositif Robien mis en place au cours du 2ème trimestre" explique-t-il également.

Les appartements neufs disponibles à la vente ont en effet chuté de 14% en un an, avec une baisse de 13% en Ile-de-France et de 27% à Lyon.
La FNPC juge donc nécessaire "l'adaptation des mesures existantes tant en accession que dans le secteur locatif".

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