Quatre hommes ont été placés en garde à vue pour présomption de blanchiment d'argent provenant d'entreprises du BTP dans un casino de la région parisienne. L'enquête est menée par le Service central des courses et jeux de la Direction centrale de la PJ.

Selon l'AFP, qui évoque plusieurs sources concordantes, y compris judiciaire, quatre hommes ont été interpellés au petit matin, en région parisienne ce jeudi 28 mai 2015, et placés en garde à vue dans le cadre d'une enquête sur du blanchiment d'argent. Un montant de plus de 4,2 M€, provenant d'une quarantaine d'entreprises du BTP, aurait été blanchi au casino d'Enghien-les-Bains (Val-d'Oise), le premier de France en chiffre d'affaires et l'unique à proximité de la capitale.

Argent sale contre jetons et chèque de caisse

L'enquête est menée depuis le mois de mars 2014 par le Service central des courses et jeux, sur décision du parquet de Pontoise (Val-d'Oise). Ce dernier avait été informé par la cellule de renseignement financier Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins) sur des agissements suspects de trois des quatre personnes appréhendées. Afin de blanchir l'argent, ils achetaient des jetons et les échangeaient contre des bons de caisse qui étaient ensuite transformés en chèque bancaire. Selon Le Point, le chef présumé du réseau, un quarantenaire d'origine pakistanaise, serait déjà connu de la justice. Il aurait été poursuivi en 2011 pour des faits d'enlèvement et de séquestration à l'encontre d'un gérant d'une entreprise de BTP.

 

En France, le blanchiment de fonds de provenance illicite est réprimé par l'article 324-1 du Code pénal qui prévoit une peine de 5 ans de prison et 375.000 euros d'amende, sanction qui peut être doublée dans certains cas (lorsque l'opération est commise de façon habituelle et/ou en bande organisée notamment). Son délai de prescription est, en principe, de trois ans.

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