Gracy et Jean-François Dumoulin sont tombés amoureux d'une maison laissée à l'abandon, dans le petit village de La Bastide Clairence (64), situé à quelques kilomètres de Bayonne. Après plus d'un an de travaux de rénovation, la demeure dévoile désormais tous ses trésors. Reportage en images.

Le "Domaine d'Eyhartzea" est une résidence de plus de 520 m² datée du XIVème siècle. Aujourd'hui classée trois étoiles, cette ancienne ruine, qui servait de garage pour ranger du matériel agricole, a nécessité plus d'un an de travaux de rénovation. Les heureux propriétaires Gracy et Jean-François Dumoulin, la bonne cinquantaine, n'ont pas fait les choses à moitié.

 


Un seul souhait : revaloriser un patrimoine basque
Voulant à tout prix que cela devienne une "typique maison basque dans la plus pure tradition, nous n'avons fait appel qu'à des artisans locaux", explique Jean-François. Et de rajouter : "nous avons commencé les travaux en mars 2002. Notre but était vraiment de revaloriser un patrimoine basque initial. La maison devait retrouver ses couleurs. Au départ, nous ne savions pas du tout ce que nous allions en faire !". Après avoir effectué des études de faisabilité, un cabinet a soumis plusieurs options, notamment celle d'en faire une salle des fêtes. Mais aucune n'a retenu l'attention du couple. Ils ont préféré en faire une location saisonnière.

 

Cinq artisans des environs, dont un maçon, un électricien, un charpentier-menuisier, un carreleur et un plombier-chauffagiste ont donc opéré tous les travaux, un architecte ayant précédemment effectué les plans. La seule instruction du maître des lieux : "débrouillez-vous mais il faut que ce soit fini pour le 15 juillet 2003 !". Une consigne respectée puisque le 10 juillet au soir, le couple pouvait célébrer la fin des travaux et le week-end suivant, ils pouvaient d'ores et déjà accueillir leurs premiers invités. Le résultat : deux appartements distincts avec neuf chambres, deux salons spacieux de 63 m² et 53 m², deux cuisines toutes équipées, deux salles de bains avec cabines de douche, trois salles d'eau, cinq wc indépendants et deux antichambres dont la première fait office de bibliothèque-salle de vidéo et la seconde est équipée d'un billard. "La maison peut accueillir jusqu'à dix-huit personnes. Tout est fait pour ne pas gâcher l'ensemble de la maison. Les appartements, l'un au rez-de-chaussée, l'autre à l'étage, peuvent communiquer entre eux. Nous n'avons pas voulu transformer l'agencement de la maison initiale", précise Jean-François.

 


Une façade labourdine
C'est une maison basque, et plus spécifiquement labourdine dans sa construction. "Elle est d'ailleurs portée par six gros poteaux de bois de 70 à 80 cm de diamètre, véritables troncs d'arbre posés sur des socles de pierre. Les poutres et les colombages viennent s'accrocher aux poteaux dans un enchevêtrement de bois qui forme un dessin spécifique basque. Nous avons de plus créé une entrée centrale, appelée 'Lorio' en basque, située dans un porche. Elle s'ouvre sur un vaste espace, dénommé 'Eskaratze', lieu de travail et de stockage de matériels agricoles. La façade labourdine est orientée à l'est comme c'était le cas des vieilles fermes du pays basque car cela permettait de capter la chaleur du soleil dès qu'il se levait. Le chauffage central n'existait pas à l'époque !", plaisante Jean-François.

 

A l'extérieur, l'on peut voir que la demeure possède des murs blanchis à la chaux dans lesquels se trouvent des pans de bois de couleur typique rouge 'sang de bœuf'. "Pratiquement tout a été fabriqué sur-mesure du sol au plafond, excepté le carrelage. Par tradition, nous avons utilisé des tuiles canal rouge de forme arrondies pour le toit et n'avons pas rajouté de gouttière sur les bords. La charpente est en chêne", ajoute Jean-François.

 

Avec plus de 450.000 euros investis, le couple Dumoulin est ravi du résultat. Un succès puisqu'il faut réserver un an à l'avance pour pouvoir y séjourner. "Nous allons rentrer dans une partie de nos frais, mais pas complètement. De toute façon, ce n'est pas pour faire de l'argent que nous avons fait cela !", conclut Jean-François.

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La maison laissée à l'abandon

maison basque
maison basque © Jean-François Dumoulin
Il a fallu au couple Dumoulin plus d'un an de négociation avec l'ancien propriétaire pour acheter le domaine. L'ancienne ruine servait de garage pour ranger du matériel agricole et a nécessité plus d'un an de travaux de rénovation.

A l'intérieur de la maison en ruine

maison basque
maison basque © Jean-François Dumoulin
Voulant à tout prix que cela devienne une "typique maison basque dans la plus pure tradition, nous n'avons fait appel qu'à des artisans locaux", explique Jean-François.

L'état de la charpente avant les travaux

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maison basque © Jean-François Dumoulin
"Nous avons commencé les travaux en mars 2002. Notre but était vraiment de revaloriser un patrimoine basque initial. La maison devait retrouver ses couleurs. Au départ, nous ne savions pas du tout ce que nous allions en faire !", souligne Jean-François.

Après les travaux de rénovation

maison basque
maison basque © Jean-François Dumoulin
A l'extérieur, l'on peut voir que la demeure possède des murs blanchis à la chaux dans lesquels se trouvent des pans de bois de couleur typique rouge 'sang de bœuf'.

 

Il faut compter 1.250 € par semaine en basse saison et 3.200 € en haute saison pour loger dans le domaine.

Une des neuf chambres de la maison

maison basque
maison basque © Jean-François Dumoulin
Le résultat : deux appartements distincts avec neuf chambres, deux salons spacieux de 63 m² et 53 m², deux cuisines toutes équipées, deux salles de bains avec cabines de douche, trois salles d'eau, cinq wc indépendants et deux antichambres dont la première fait office de bibliothèque-salle de vidéo et la seconde est équipée d'un billard.

Une chambre sous les toits

maison basque
maison basque © Jean-François Dumoulin
"La maison peut accueillir jusqu'à dix-huit personnes. Tout est fait pour rentabiliser l'espace. Les appartements, l'un au rez-de-chaussée, l'autre à l'étage, peuvent communiquer entre eux. Nous n'avons pas voulu transformer l'agencement de la maison initiale", précise Jean-François.

Une chambre double

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maison basque © Jean-François Dumoulin
C'est une maison basque, et plus spécifiquement labourdine dans sa construction.

Une des deux cuisines toutes équipées

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maison basque © Jean-François Dumoulin
La maison est portée par six gros poteaux de bois de 70 à 80 cm de diamètre, véritables troncs d'arbre posés sur des socles de pierre. Les poutres et les colombages viennent s'accrocher aux poteaux dans un enchevêtrement de bois qui forme un dessin spécifique basque.

Le salon arrière

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maison basque © Jean-François Dumoulin
"Nous avons de plus créé une entrée centrale, appelée 'Lorio' en basque, située dans un porche. Elle s'ouvre sur un vaste espace, dénommé 'Eskaratze', lieu de travail et de stockage de matériels agricoles", précise Jean-François.

Une salle de bain

maison basque
maison basque © Jean-François Dumoulin
"La façade labourdine est orientée à l'est comme c'était le cas des vieilles fermes du pays basque car cela permettait de capter la chaleur du soleil dès qu'il se levait. Le chauffage central n'existait pas à l'époque !", plaisante Jean-François.

La piscine extérieure

maison basque
maison basque © Jean-François Dumoulin
Même si l'océan Atlantique est tout proche, avec les célèbres "spots" de surf de Biarritz, à une demi-heure de route à peine, une piscine est à disposition.

La vue générale du domaine

maison basque
maison basque © Jean-François Dumoulin
Avec plus de 450.000 euros investis, le couple Dumoulin est ravi du résultat. Un succès puisqu'il faut réserver un an à l'avance pour pouvoir y séjourner.