REACTION. Si le Serce est satisfait du lancement d'un plan de rénovation énergétique des bâtiments, il rappelle que la sphère publique doit être actrice et exemplaire sur ce sujet. Et souhaite la parution prochaine de la nouvelle mouture du décret tertiaire.

Alors que le Gouvernement vient de présenter son plan pour la rénovation énergétique des bâtiments, le Syndicat des entreprises de génie électrique et climatique (Serce) fait savoir sa satisfaction par communiqué de presse du 1er décembre 2017.

 

"Enfin un plan gouvernemental qui aborde la problématique de la rénovation énergétique des bâtiments de manière globale !", peut-on y lire. "Le Serce se félicite de l'initiative du gouvernement dont le plan repose en grande partie sur l'exemplarité de l'Etat. Non seulement 25% du parc immobilier de l'État devrait être rénové au cours des cinq prochaines années, mais encore davantage de communes pourront investir en faveur de la performance énergétique de leurs bâtiments, grâce aux dispositifs de soutien (contrats de performance énergétique, aides, prêts bonifiés)."

 

Améliorer et piloter les systèmes, un "potentiel énorme d'économies"

 

L'un des points qui ont satisfaits le Serce est le souhait des pouvoirs publics de mettre en avant des améliorations sur le plan des systèmes et des équipements. "Leur pilotage et les opérations de maintenance permettent de pérenniser la performance énergétique des bâtiments dans le temps", assure le Serce. Le syndicat s'en réfè également au "rapport annuel sur l'efficacité énergétique" publié par l'Agence internationale de l'énergie qui évoque "un potentiel énorme d'économies d'énergies" à réaliser dans les bâtiments par ce biais.

 

L'organisation professionnelle souhaite également que le Gouvernement s'inspire d'un dispositif précnisé par l'office statistique européen Eurostat, "consistant à ne pas intégrer dans le calcul de la dette des collectivités un investissement réalisé par le biais d'un contrat de performance énergetique". Enfin, le Serce en appelle à la publication de la nouvelle mouture du "décret tertiaire", intégralement suspendu par le Conseil d'Etat cette année.
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