CONJONCTURE. D'après une étude réalisée par le Crédit foncier pour les constructeurs-aménageurs de la FFB (LCA-FFB), ce sont 14.000 maisons individuelles qui seraient menacées en 2018 du fait des réformes prévues par le Gouvernement.

Si le Gouvernement maintient ses projets en matière de réforme du PTZ neuf et de l'APL accession, ce sont 14.000 maisons individuelles qui pourraient ne pas être édifiées en 2018. C'est l'un des résultats d'une étude réalisée par la Crédit foncier, présentée lors d'un séminaire des constructeurs-aménageurs de la Fédération française du bâtiment (LCA-FFB), le 1er décembre 2017, à Rome.

 

Les pouvoirs publics prévoient effectivement de supprimer le dispositif de l'APL accession, mais également de diminuer le champs d'action du prêt à taux zéro pour le neuf. Celui-ci devait initialement être exclu des zones B2 et C en 2018. Finalement, il sera maintenu durant deux ans dans certaines parties de ces territoires ruraux. Cette concession gouvernementale ne convient pas tout à fait, donc, aux professionnels de la maison invividuelle.

 


 

Un marché immobilier qui s'est fluidifié en 2017

 

Toutefois, la situation s'est nettement améliorée, en 2017, sur le front du parcours d'acquisition de la résidence principale. Il s'agit d'un baromètre réalisé chaque année par le Crédit foncier. Il en ressort notamment que 71% des ménages achètent leur logement en moins d'un an de recherche (53% en 2014), et que 41% ont fait des concessions sur leur achat (61% en 2014). Par ailleurs, les baisses de prix négociées sont moins nombreuses (55%, contre 61% en 2016).

 

D'après les données du crédit foncier, 140.000 maisons individuelles seront construites en 2017, et "seulement" 126.000 en 2018. Par ailleurs, "le recentrage du dispositif Pinel conduirait à une légère baisse des ventes aux investisseurs (-8.000 ventes)", estime LCA-FFB.
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