Un mois après le lancement de la toute nouvelle version du prêt à taux zéro, les avis sont partagés quant au succès de ce dispositif fiscal, censé encourager les jeunes ménages à acheter leur résidence principale. Si le nombre de PTZ signés est assez encourageant, certains professionnels estiment que l'effet motivant ne sera pas au rendez-vous.

Avec sa nouvelle formule du prêt à taux zéro, lancée le 1er janvier 2016, le gouvernement espère convaincre 120.000 ménages d'acheter leur résidence principale. En comparaison, l'ancienne mouture de ce prêt aidé n'avait séduit que 50.000 foyers en 2015. Aujourd'hui ouvert à tous les logements neufs et tous les biens anciens sous réserve de la réalisation de travaux (on parle d'acquisition-amélioration), le PTZ doit réconcilier les primo-accédants avec le marché de l'immobilier.

 

Vousfinancer.com dresse un bilan un mois seulement après le début de l'opération. Avec 100 PTZ signés, le courtier en crédit immobilier annonce des chiffres trois fois plus importants qu'au mois de janvier 2015. "25 % des demandes de crédit avec un PTZ concernent le financement d'une acquisition dans l'ancien avec travaux", précise l'entreprise.

 

Le succès serait-il donc au rendez-vous ? S'agit-il réellement de projets d'achat encouragés par le PTZ, ou d'un effet d'aubaine ? C'est la question que soulevait Jean-François Buet, président de la FNAIM, lors de la présentation de son bilan 2015 : s'il se dit satisfait de l'élargissement du PTZ, "on peut s'attendre à ce que les particuliers ayant déjà prévu un projet d'achat, en profitent pour budgéter des travaux qui seront financés en partie au moins par le montant du PTZ", ajoute-t-il.

 

Sans doute est-il préférable d'attendre fin 2016 pour évaluer l'efficacité de cette énième version du prêt à taux zéro, plutôt que de faire un bilan prématuré erroné.

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