Dans le cadre de la signature du Contrat d'intérêt national (CIN), "Portes sud du Grand Paris", le Premier ministre s'est rendu ce vendredi sur l'hippodrome de Ris-Orangis-Bondoufle, où devrait être érigé le futur Grand Stade de rugby, en 2018. L'occasion pour la Fédération française de rugby (FFR) d'annoncer la finalisation du contrat constructeur avec le groupement IBELYS, composé de Icade, Besix et Engie.

Le Grand Stade de Rugby, voulu par la Fédération française de Rugby (FFR) et imaginé par le groupement Populous-Ateliers 2/3/4, a désormais son contrat de Conception - Promotion - Construction - Maintenance du Grand Stade finalisé avec l'équipe Icade-Besix-Cofely et Engie, depuis ce vendredi 24 juin 2016.

 

A l'occasion de la visite du Premier ministre, qui a signé un contrat d'intérêt national (CIN) intitulé "Portes sud du Grand Paris" sur les terrains de l'ancien hippodrome, endroit où doit être érigé la future enceinte sportive de 82.000 places, la FFR et le groupement Ibelys ont précisé de "manière détaillée les caractéristiques techniques du Stade ainsi que son coût garanti de 581 millions d'euros HT." "Nombreux sont ceux qui ont douté de la réalité de ce stade. Nous y avons toujours cru et l'histoire nous donnera raison", a assuré Jean Polet, président d'Ibelys et directeur général de Besix Europe.

 

"En parallèle des instructions des permis et des autorisations administratives, prévues l'année prochaine, le démarrage du chantier - études et exécution - est actuellement prévu le 2 février 2018 pour une durée de 43 mois", nous a précisé ce vendredi soir la porte-parole du groupe Besix.

 

Rappelons que le comité directeur de la fédération sportive avait choisi en novembre 2014 ce groupement Ibelys au terme de 17 mois de mise en concurrence de différentes offres. Les trois autres groupements impliquaient les grands acteurs du BTP français, à savoir Bouygues, Vinci et Eiffage.

 

Vers la déclaration d'intérêt de la Caisse des dépôts et consignation (CDC)

 

Autre sujet évoqué : le plan de financement du Grand Stade, un sujet controversé depuis le lancement du projet. La FFR estime qu'elle connait également une avancée majeure, "avec la déclaration d'intérêt de la Caisse des dépôts et consignation pour prendre une participation minoritaire, significative et d'un niveau comparable à celui de la FFR en tant qu'investisseur financier dans la société de projet, qui sera créée pour la construction et l'exploitation de l'enceinte."

 

Les avis défavorables de la Cour des comptes

 

Cependant, en février 2016, la Cour des comptes avait émis un avis défavorable au projet de grand stade sur le territoire de la communauté d'agglomération d'Évry Centre Essonne, au motif qu'"il présente un risque tant budgétaire que patrimonial pour l'État."

 

Avant de rappeler que le financement du stade repose à 90% sur un appel de fonds extérieurs, sans subvention de l'État, dont un recours à l'emprunt d'au moins 400 millions d'euros, sur un montant total estimé à 600 millions, dont 450 millions d'euros garantis par le département de l'Essonne.

 

Le risque n'est pas seulement porté par la collectivité locale, mais aussi par l'État, ajoutaient-t-ils, identifiant un risque budgétaire et un autre, patrimonial : "En cas de départ des compétitions de rugby du Stade de France, l'État devrait en effet verser au consortium gestionnaire des compensations d'au moins 23 millions d'euros par an jusqu'en 2025, et les valeurs économique et patrimoniale du stade qu'il possède seraient fortement amoindries".

 

Grand stade de rugby à Ris-Orangis
Grand stade de rugby à Ris-Orangis © FFR

Bien plus qu'un stade

 

Par ailleurs, un appel à manifestation d'intérêt intitulé ''Bien plus qu'un stade : une destination au SUD du Grand Paris'', qui vise à bâtir un véritable lieu de vie autour du stade, a été confirmé par les acteurs du projet, en l'occurrence la Communauté d'Agglomération Evry Centre-Essonne, le Conseil général de l'Essonne et les villes de Ris-Orangis et Bondoufle. Ces aménagements avaient été confiés au groupement AUC - VOGT, après 23 mois de dialogue compétitif en novembre 2024.

 

Enfin, dans le cadre du Contrat d'intérêt national (CIN), la question des transports a également été abordée par le Premier ministre avec l'annonce du doublement de la fréquence des trains RER D entre Paris, ainsi que la confirmation du Tram-train Massy-Evry qui desservira directement l'équipement. La FFR espère désormais que "le projet aille jusqu'au bout !"

 

 

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