INDIGNATION. L'Union française des menuiseries extérieures (UFME) appelle l'Etat à retirer ses propos selon lesquels le remplacement des fenêtres avait un "mauvais rapport cout/bénéfice".

La semaine dernière, le ministère de la Transition écologique et solidaire a annoncé que le taux du crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) allait être abaissé pour les fenêtres, portes et volets. Pour justifier de ce choix, il précisait que le remplacement de ces produits représentait un mauvais rapport "coût/bénéfice" en termes énergétiques. Des propos qui sont restés en travers de la gorge des professionnels du secteur. L'Union française des menuiseries extérieures (UFME) l'a affirmé durant une conférence de presse qui a eu lieu le 26 septembre 2017 à Paris.

 

"Nous souhaitons que le gouvernement revienne sur les propos tenus à notre égard", affirme Patrick Bouvet, président de l'organisation professionnelle. "Les entreprises du secteur ont réalisé des efforts considérables, ces dernières années, notamment en terme de performance énergétique. Aujourd'hui, les fenêtres laissent passer cinq fois moins d'énergie qu'il y a trente ans. Nous croyions être plutôt de bons élèves, et voilà que nous sommes menacés d'être exclus du crédit d'impôt."


La suppression du CITE pourrait condamner des entreprises

 

Au-delà des propos tenus par le ministère, l'UFME alerte sur les conséquences que pourrait avoir une réduction voire une suppression du CITE pour leurs produits. Des milliers d'emplois seraient menacés, ainsi que des centaines d'entreprises, déjà échaudées par des années de crise. "Le marché a baissé de 30% en quelques années", illustre Patrick Bouvet. "Une suppression du CITE pourrait donner le coup de grâce à certains acteurs."

 

En cas de maintien du CITE pour les fenêtres, ce qui semble être la direction privilégiée par le gouvernement, quel est le taux qui satisferait l'UFME ? "Peu importe le niveau qui sera annoncé. Nous voulons surtout stopper l'idée que les fenêtres seraient moins efficaces que d'autres produits", explique Patrick Bouvet. "Le taux de 30% du CITE, nous ne l'avions pas demandé. Nous avions même fait aux pouvoirs publics, à l'époque, des propositions potentiellement moins avantageuses pour nous. Nous étions également conscients du fait que cela ne pourrait pas durer éternellement. Mais nous ne nous attendions pas à un tel coup d'arrêt." Le projet détaillé du gouvernement sera rendu public le 27 septembre, avec la publication du projet de loi de finances 2018.

 


L'UFME va lancer sa société de formation

Dans le but de mieux diffuser les savoirs sur la fenêtre auprès des architectes, maîtres d'oeuvre et maîtres d'ouvrage, l'Union française des menuiseries extérieures est en passe de lancer une société indépendante de formation. "Les demandes des salariés de nos adhérents se situent là", explique Philippe Macquart, de l'UFME. "Il y a un manque de connaissance de la filière dans notre domaine." L'UFME a déjà mis en place des mformations pour les salariés du secteur. En 2017, le nombre de collaborateurs formé approche de 300.
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