Soupçonné d'avoir exercé illégalement le métier d'architecte pendant trente ans, un sexagénaire risque un an de prison ferme. La décision du tribunal correctionnel de Versailles est attendue le 1er septembre prochain.

Le faux architecte, qui a pratiqué illégalement durant 30 ans, pourrait se voir infliger un an de prison ferme.

 

En effet, le ministère public a requis 3 ans de prison dont deux avec sursis et son exclusion pendant 2 ans des marchés publics. Il a notamment évoqué "l'intention malveillante et frauduleuse" de cet homme âgé aujourd'hui d'une soixantaine d'années. De leur côté, certaines parties civiles ont réclamé le remboursement d'honoraires et des dommages et intérêts en prévision d'un sinistre. Des sommes qui pourraient aller de l'euro symbolique à 260.000 euros. Pour connaître le verdict, il faudra attendre le 1er septembre.

 

Pour rappel, l'homme avait été interpellé au mois de mars 2013 et placé en garde à vue, période durant laquelle il est passé aux aveux. Celui-ci aurait réalisé de nombreux bâtiments excédant 170 m2 notamment des équipements publics, dont des écoles et une polyclinique, affirmait alors une source judiciaire. Depuis le début des années 1980, le faux architecte aurait notamment travaillé pour des chantiers à Limay et Mantes-la-Jolie. Il est poursuivi pour avoir illégalement répondu à plusieurs dizaines de marchés entre 2009 et 2013 pour un montant de 926.000 euros.

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