Déjà controversé en 2011, puis définitivement enterré en 2013, le projet de pont entre l'Italie et la Sicile, au niveau du détroit de Messine, pourrait de nouveau être d'actualité. Matteo Renzi, le chef du gouvernement italien, s'est dit prêt à débloquer le projet.

Le projet controversé de pont entre l'Italie et la Sicile pourrait être relancé. Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, s'est en effet dit prêt à débloquer le projet, mettant au défi la société Salini Imgregilo de poursuivre les travaux.

 

"Il faut compléter la liaison entre Naples et Palerme, une opération qui amènera 100.000 emplois et permettra de rompre l'isolement de la Calabre et de rendre la Sicile plus proche", a indiqué Matteo Renzi, selon l'AFP. C'est lors de la commémoration des 110 ans de l'entreprise Salini Imgregilo qu'il a prononcé ces paroles. Le patron de la société de BTP a aussitôt répondu qu'il était "toujours prêt", ajoutant que "si les travaux commençaient demain, le pont pourrait être terminé en six ans". Mais il a rappelé que "le problème n'est pas technique, il est de nature politique, bureaucratique et financière".

 

Un problème politique, bureaucratique et financier

 

Il a aussi dit qu'il allait reprendre les discussions avec Ferrovie dello Stato (Société de chemins de fer italienne) et l'Anas (société en charge du réseau routier), principaux partenaires du projet. Un consortium est déjà constitué, a rappelé M. Salini, dont Salini Imgregilo détient 40%.

 

En 2011, le gouvernement de Silvio Berlusconi avait mis un terme au financement du chantier, dont le coût était alors évalué à 6 Md€. Deux ans plus tard, le projet était définitivement enterré par le gouvernement de Mario Monti, qui estimait que les conditions n'étaient pas réunies pour sa mise en oeuvre.
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