Les deux ministres concernés ont effectué, le 24 novembre 2017 au matin, une visite de chantier de rénovation dans le douzième arrondissement de Paris, avant de participer à une table ronde avec les représentants de la filière de la rénovation énergétique, dans les locaux de l'Agence parisienne du climat.

 

Nicolas Hulot avait notamment annoncé à nos confrères des Echos que l'Etat investirait, en tout, 12 milliards d'euros durant le quinquennat sur ce sujet, dans le but de rénover énergétiquement jusqu'à 500.000 logements par an, dont 100.000 logements sociaux, "en concentrant les efforts sur 150.000 passoires thermiques". 1,8 milliard d'euros seront affectés à la rénovation des bâtiments publics appartenant à l'Etat et 3 milliards à ceux appartenant aux collectivités.

 

Le Gouvernement compte également simplifier et rendre plus lisibles les dispositifs censés accompagner les particuliers dans la rénovation énergétique de leur logement (informations sur les aides, guichet unique, etc.).

 

CITE : mauvais signal en direction des portes et fenêtres

 

En ce qui concerne les portes et fenêtres, Nicolas Hulot a une fois de plus rappelé que, selon lui, leur remplacement était moins efficace énergétiquement que rénover les combles. Il est aujourd'hui prévu que ces équipements soient exclus de l'assiette du Crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) en juillet 2018, et ces propos laissent entendre qu'ils ne seront pas réintroduits en 2019, lorsque le CITE sera transformé en prime.

 

Un autre grand chantier concerne la fiscalité écologique des logements. "Nous réfléchissons en effet à des solutions plus incitatives, comme à une modulation des taxes foncières ou des droits de mutation en fonction du diagnostic de performance énergétique des logements", expose Nicolas Hulot. "Une mission a été lancée pour explorer les différentes options possibles."


Lever les freins réglementaires à la rénovation

 

Enfin, pour massifier la rénovation énergétique, le Gouvernement compte libérer l'innovation en "levant des freins réglementaires" et en permettant à des PME innovantes d'accéder plus facilement au marché.

 


 


 

Il est notamment question de réformer le label Reconnu garant de l'environnement (RGE) pour aider les professionnels à monter en compétences, tout en "limitant sont coût", selon l'AFP. Une annonce saluée par Patrick Liébus, président de la Capeb, présent à la table ronde.

 


 

Un avis sera rendu par le Conseil supérieur de la construction (CSCEE)

 

En parallèle de la concertation numérique, des ateliers seront installés au niveau national pour affiner la stratégie, des réunions locales seront organisés par l'État pour que tous les acteurs puissent s'exprimer et le Conseil national de la transition écologique et le Conseil supérieur de la construction et de l'efficacité énergétique rendront un avis consultatif formel.
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